La loi récemment votée à l’Assemblée nationale ne nomme pas explicitement le génocide arménien. Mais, la pénalisation de la négation de la Shoah étant déjà inscrite dans la loi, c’est bien la négation des évènements de 1915 qui en est l’objectif. Soutenue par l’importante minorité arménienne en France, cette loi, d’après son instigatrice la députée UMP Valérie Boyer ne vise pas un Etat, et n’est pas “dirigée contre la Turquie”. Devant le tollé majeur provoqué en Turquie, à tous les niveaux, on ne peut que (...)
Source : Incoherent Thoughts Ayant tout juste reçu le livre de Hrant Dink, la meilleure façon d’en parler est peut-être tout simplement, de laisser filer des notes de lecture, au gré des articles rassemblées, qui sont à la fois variés, écrits dans des contextes et des tons très différents, mais qui ont, mis tout ensemble, une incontestable unité, car reflétant l’idéal de Hrant Dink, celui d’une Turquie et même d’un monde animés par la philosophie de ce que l’on pourrait appeler le vivre-ensemble. Autre (...)
L’histoire avance et continue de pousser des portes, même aussi puissamment scellées que celles du tabou arménien. Il y eut l’assassinat de Hrant Dink en janvier 2007, une foule de 100 000 personnes dans les rues d’Istanbul pour ses obsèques, il y eut la demande de pardon faite aux Arméniens, signée par 30 000 personnes et qui fit grand bruit en Turquie entre décembre 2008 et janvier 2009. On lut « Le livre de ma grand-mère » de Fethiye Cetin qui toucha le cœur et le passé le plus intime, ces (...)
"Dans mon enfance, tout ce que j’ai appris de mon grand-père, c’est qu’il était un pacha ottoman très important. Puis qu’il a été assassiné par un Arménien. Sans savoir pourquoi." Calmement, Hasan Cemal, éditorialiste influent du journal turc Milliyet, raconte son histoire familiale. Dans un coin de son bureau est punaisé un petit portrait en noir et blanc de son grand-père. Son aïeul, Ahmet Cemal, dit Cemal Pacha, était, avec Enver et Talat, l’une des trois têtes du gouvernement nationaliste "jeune (...)
Alors que la glace semble fondre entre Turquie et Arménie et que la société civile turque s’empare de la question de ce passé douloureux, TE souhaitait adresser quelques questions à des personnalités franco-turques engagées. Engin Akgürbüz, pourquoi ? Engin Akgürbüz est Secrétaire-général du CCAFT-Lyon (comité de coordination des associations franco-turques de la région lyonnaise). Les priorités du CCAFT-Lyon sont l’accès à l’éducation, l’emploi et à la santé dans un environnement mieux protégé. De par (...)
Purification ethnique, xénophobie, haine raciale, exaltation antisémite ou islamophobique, discrimination et exclusion, croix gammées ou cris de singes dans les stades… autant d’expressions malsaines que l’on espérait enterrées aux oubliettes de l’Histoire aux cotés des Hitler, Mussolini, Monseigneur Tiso ou Ante Pavelic. Et bien non ! Elles refleurissent aux quatre coins de l’Europe et d’ailleurs dissimulées derrières des déclarations pseudo-patriotiques, identitaires ou sécuritaires. Philippe Couanon (...)
Alors que la glace semble fondre entre Turquie et Arménie et que la société civile turque s’empare de la question de ce passé douloureux, TE souhaitait adresser quelques questions à des personnalités franco-turques engagées. Michel Atalay, pourquoi ? En 2007, Michel Atalay fut avec Denis Donikian le fondateur du collectif « Biz Myassine », Nous ensemble. Depuis cette date, ils appellent les citoyens d’origine turque et arménienne à se rassembler en un geste de commémoration devant la statue du père (...)
© Marillac et Turquie Européenne pour la traduction © AGOS 09/03/2007 Le projet de loi de reconnaissance du génocide arménien en cours d’élaboration au Congrès des USA constitue, du fait de l’importance de ce pays comme du sentiment d’immense lassitude qui se fait sentir en Turquie, la source de positionnements de plus en plus tranchés. Une partie de ceux qui, en Turquie, défendent la thèse selon laquelle les massacres de 1915 ne sont pas un « génocide » sont partisans de porter la question devant la (...)
Les signes sont là. Voilà que ce à quoi Hrant aspirait se réalise. Pas à pas. “Les relations arméno-turques sortent d’un puits profond de 1915 mètres.” Grâce à cette empathie qu’il a professée, c’est-à-dire cette capacité à regarder par les yeux de l’autre, aujourd’hui les Turcs regardent leur passé, découvrent la sauvagerie de 1915. Et les Arméniens ne se bloquent plus uniquement sur 1915 ; ils sont désormais capables de regarder l’avenir. Dernier exemple en date, M. Gakavian de Sidney est en train d’établir (...)
La commission des Lois de l’Assemblée nationale française a adopté mercredi une proposition de loi de Valérie Boyer (UMP) qui propose de réprimer la contestation du génocide arménien perpétré par les Turcs en 1894-1896 et 1915-1916. Le texte, soutenu par une cinquantaine de députés de la majorité, prévoit une peine d’un an de prison et une amende de 45.000 euros en cas de contestation du génocide arménien. L’Assemblée nationale avait voté en octobre 2006, sous la précédente législature, une proposition de (...)