Alors que le parlement s’est lancé, le 8 mai dernier, dans l’élaboration d’une nouvelle Constitution, le débat sur la présidentialisation du régime politique turc vient de rebondir. La Commission de réconciliation, qui représente de façon paritaire les 4 formations disposant de groupes parlementaires, au sein de la Grande Assemblée Nationale de Turquie (AKP, CHP, MHP et BDP), s’est attaquée cette semaine à la rédaction du chapitre de la Constitution, consacré aux droits et libertés. Ce travail est (...)
Le 17 février dernier, le parlement turc a adopté une loi controversée, proposée par le gouvernement, et visant à protéger les agents du MİT (Milli İstihbarat Teşkilatı – Organisation nationale de renseignements, dénomination des services secrets turcs) de toute poursuite judiciaire, pour des activités relevant de leurs fonctions. Désormais, le parquet devra requérir l’autorisation du premier ministre pour engager des poursuites contre ces personnels très spéciaux. Ce texte, qui est entré en vigueur dès le (...)
La majorité, l’état-major militaire et les principaux partis d’opposition sont tombés d’accord pour procéder à la réécriture proposée par le gouvernement turc d’un article très controversé de la loi TSK (Türk Silahlı Kuvvetleri, Forces armées turques). L’article 35, entré dans la législation après le coup d’Etat du 27 mai 1960, dispose en effet que le devoir de l’armée est de « préserver et de protéger la République de Turquie ». L’armée turque a réalisé les deux coups d’État suivants, en 1971 et 1980, sur la base (...)
Bienvenue... à la nouvelle Constitution... Izel Rozental est né en 1951 à Istanbul. Il travaille depuis 1971 pour le journal Salom publié à Istanbul. Il collabore également depuis 2001 à la revue humoristique Güldiken. Professionnel de la caricature, il a signé de nombreux livres de dessins. Il est également l’auteur de textes humoristiques en prose. Le site Internet d’Izel Rozental Avec, au menu, tous les poissons d’Izel, leur monde sous-marin et les surprises qui vont avec : des (...)
Ce début de mois d’octobre 2010, qui voit la vie politique turque marquer une certaine pause, après les semaines agitées ayant précédé le référendum du 12 septembre dernier, est aussi l’occasion de se préparer à de nouvelles échéances. Le 1er octobre a été marqué par l’ouverture de la session parlementaire et le discours prononcé à cette occasion par le président de la République, Abdullah Gül. Ce dernier a tenu des propos en demi-teinte, plaidant certes pour la démocratie et le pluralisme, mais renvoyant (...)
Dans un entretien exclusif, Hélène Flautre, membre du parti français des Verts et co-présidente de la commission parlementaire mixte UE-Turquie, nous confie en quoi, dans une Europe en crise, l’islam est un bouc-émissaire destiné à faire taire les craintes profondes liées aux conditions de vie. Les discours à propos de l’islam permettent notamment aux dirigeants de diviser pour mieux régner. H. Flautre a également dénoncé l’absence remarquée du chef du Parti Républicain du Peuple (CHP) à la réception de (...)
Turkish government leaders have made reducing the military’s role in politics one of their top domestic priorities. But there is one area where the politicians appear reluctant to confront the generals – providing draft exemptions for conscientious objectors. Turkish law requires males between the ages of 20-41 to serve in the military; six months for university graduates, 15 months otherwise. The European Court of Human Rights and European Commission have pressed Ankara to recognize (...)
Istanbul Correspondance Attendue de longue date par la Commission européenne, la réforme de la Constitution turque, héritée de la junte militaire de 1980, était devenue un serpent de mer depuis la réélection du parti islamo-conservateur (AKP) de Recep Tayyip Erdogan, en 2007. Le gouvernement turc a finalement rendu public, lundi 22 mars, un projet de révision de 26 articles destiné à mettre le pays "en conformité avec les normes européennes", selon le vice-premier ministre, Cemil Ciçek. "La Turquie (...)
Lorsqu’elle a prêté serment devant l’assemblée nationale, au lieu de dire « devant la nation turque... », Leyla Zana a dit « devant la nation de Turquie ». Et afin de prévenir tout esclandre, elle a expliqué qu’il s’agissait d’un lapsus ; d’un tour joué par son inconscient. » Et en tant que ’Turc blanc’ de Turquie, je le dis haut et fort, bravo ma sœur, bravo à ton inconscient ! Et trois fois bravo : 1) On a voulu que tu te renies toi-même, tu n’as pas laissé faire. On m’aurait forcé à dire « Je suis Kurde (...)
Il y a quelques jours encore, le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan continuait de sillonner le pays pour soutenir les candidats de son parti, l’AKP, et rappeler les performances impressionnantes de l’économie turque depuis 2002, annoncer son grand projet de canal et réaffimer son attachement à l’islam. Stratégie gagnante puisque les sondages désignent l’AKP grand favori des élections. Mais Erdogan ne veut pas seulement être à la tête du premier parti de l’Assemblée, il VEUT la majorité (...)