Au lendemain des 35 morts d’Uludere, bombardés par l’aviation turque dans le sud-est de la Turquie, Oral Çalışlar pose la question de la ligne suivie par l’AKP sur la question kurde. A la question, « pensez-vous vous excuser pour le massacre d’Uludere ? » le vice Premier ministre et porte-parole du gouvernement, Bülent Arınç, n’a pas répondu de façon nette, il a cherché à gagner du temps : « Nous enquêtons, et nous agirons en fonction des conclusions de l’enquête. » Or, nous sommes là confrontés à une (...)
Vice premier ministre et porte-parole du gouvernement, Cemil Çiçek est l’un des inamovibles ministres de l’AKP. Il fut l’un des avocats de l’article 301 du code pénal. Où se situe-t-il en Turquie et au sein de l’AKP ? Qui représente-t-il ? Quid des prétentions démocratiques de l’AKP avec un tel vice-premier ministre ? M. Çiçek est l’un des politiciens les plus « durables », stables en Turquie. Au lendemain du coup d’Etat du 12 septembre 1980, on a redistribué les cartes sur l’ensemble de la scène politique (...)
Il existe un proverbe qui dit : « Il faut attendre que ça casse pour améliorer ». Lorsque nous regardons notre système, on se dit qu’il s’est assez détérioré, que nous avons touché le fond dans beaucoup de domaines et que nous avons plus qu’à attendre. Notre espoir est vain. Hier, notre Etat major a eu un coup de colère. J’ai très peur de ses coups de sang. Les courroux de notre prestigieuse et puissante institution sont très fréquents. Les exemples dans le passé nous sont bien connus. Dans leur dernière (...)
Hrant Dink fut assassiné le 19 janvier 2007. Il avait compris que 2007 serait une année difficile. Ils l’ont d’abord abattu. Il y eut ensuite une grave crise liée à l’élection présidentielle. Deux mois après l’assassinat de Hrant, le 27 mars 2007, dans l’avion qui nous menait en Arabie saoudite, je posais la question suivante au premier ministre Recep Tayyip Erdoğan : « C’est en considérant ce que l’enquête a permis de mettre au grand jour, que j’affirme que ce sont des forces situées au cœur de l’Etat qui (...)
Source : Cumhuriyet, Novembre 2002 Question récurrente parmi les interrogations de ceux qui s’intéressent à la Turquie : les "islamistes" de l’AKP, le parti au pouvoir en Turquie depuis novembre 2002 sont-ils en train de cacher leur jeu ? Nous réservent-ils des lendemains à forte odeur de charia ? Comme contribution à ce débat, Turquie Européenne a choisi de publier les condisérations qu’Oral Calislar, homme de lettres et journaliste, chroniqueur au quotidien Cumhuriyet, homme de gauche et démocrate (...)
Ce sont plus de 7000 personnes qui ont pris part samedi dernier à la marche organisée par différentes organisations de la société civile. Intitulée « 70 millions de pas contre le coup d’Etat », elle était organisée à Istanbul entre Tünel et Taksim. Les personnes qui ont défilé à cette occasion étaient là parce qu’elles pensaient ainsi participer à une opération visant à prévenir quelque coup d’Etat que ce soit. Le même jour on apprenait dans nos journaux (le quotidien Taraf, quotidien récemment créé et issu de (...)
Turgut Altinok, maire de la localité de Keçiören, proche d’Ankara, a fait suspendre à l’entrée de sa localité, une phrase attribuée au prophète Mohammed « l’alcool est la mère de tous les vices ». Pourquoi la mère et pas le père, cela me chiffonne réellement. Étant donné que la majorité des buveurs d’alcool sont des hommes, c’est très étonnant de parler de femme ? Peut-être pensent–ils que le mal ne peut venir que des femmes ? Je trouve intéressant, d’un point de vue pratique, de pouvoir débattre de cette (...)
Les déclarations faites par les anciens chefs d’état-major de l’armée turque, Hilmi Özkök et Yasar Büyükanit donnent le ton de la nouvelle tournure prise par l’affaire Ergenekon à la suite de la révélation du journal personnel de Mustafa Balbay. C’est le journaliste de Milliyet Fikret Bila qui interroge. Et les réponses de ces deux officiers supérieurs finissent à la une de ce quotidien. Par la suite, Hilmi Özkök s’entretient avec Enis Berberoglu de Hürriyet. Hilmi Özkök a vu son nom être cité dans les (...)
En Turquie, la thèse en vogue aujourd’hui est la suivante : « on met les opposants au trou et on finit le PKK en silence. » Le journaliste Oral Çalışlar réagit à l’accélération récente des arrestations concernant des intellectuels et journalistes en Turquie. Il s’agissait en fait d’une question de terrorisme. « Et nous, nous réglions le problème dans le cadre de la lutte antiterroriste. […] Si ces gens-là ne s’étaient pas pointés pour dire « le problème kurde, c’est ça », qu’ils n’avaient dressé le monde (...)
La nouvelle assemblée issue des élections du 12 juin dernier n’a toujours pas pu siéger au complet. Les 36 députés kurdes indépendants ont boycotté la séance d’ouverture, et ceux du principal parti d’opposition n’ont pas prêté serment, se privant par là de tout moyen de légiférer. Les deux partis protestent contre l’invalidation ou le maintien en détention de certains de leurs députés, élus, malgré leur incarcération. Le parti au pouvoir, l’AKP traîne les pieds, plaidant l’indépendance de la justice. Mais au (...)
