C’est le moment de se battre, crier, pester, jouer, courir et sauter : les lieux de rencontre indépendants envahissent la scène théâtrale stambouliote. Comme dans toutes les villes du monde, les théâtres indépendants jouent un rôle important sur les plans social comme culturel. Ils n’hésitent pas à critiquer la société, à exprimer un certain mécontentement sur scène, voire à remettre en question des décisions gouvernementales. Et toutes ces salles ne sont pas que des havres pour acteurs et pièces, mais aussi (...)
Birçok nefret suçu işleniyor. Cinsel yönelim ve cinsiyet kimliğinden dolayı, bir çok eşcinsel, travesti ve transseksüel öldürülüyor. Nefret suçunun yasalarda yer alması gerekiyor. Anayasa’da eşitlik varsa, cinsel yönelim ve cinsiyet kimliği maddesinin yasalarda yer alması gerekiyor. Anayasa’da ayrımcılık yapmak suç ama bu, kadın ve erkek için geçerli. Gerçi bu da bir ayrımcılık ama bir pozitif ayrımcılık olarak devletin böyle bir yasa çıkartması gerekiyor. TE : Merhaba, Turquie Européenne olarak Türkiye’deki (...)
"Nous avons été victimes de plusieurs crimes de haine. A cause de leurs orientations sexuelles et de leurs identités sexuelles, plusieurs gays, travestis et transsexuels ont été tués. Il faut que ces crimes de haine soient inscrits dans la loi. S’il y a une égalité dans la Constitution, les termes d’orientation sexuelle et d’identité sexuelle doivent être inscrits dans la loi. Selon la Constitution, la discrimination est un crime, mais en fait ce que nous voulons, c’est une autre discrimination dans le (...)
La répression qui s’opère sous nos yeux en Turquie m’enrage. Dans Le Monde du 3 novembre 2011, Guillaume Perrier écrivait : « Cette offensive menée au nom de la lutte contre le terrorisme s’inscrit dans une tradition judiciaire tenace » ; il citait le correspondant turc de Reporters sans frontières, Erol Önderoglu, qui estime que rien ou presque n’a changé dans la politique répressive de la Turquie, depuis la grande époque « où l’état-major dictait la ligne », c’est-à-dire avant 2002. Il nous appartient (...)
« Nous avons fait une nouvelle étude. Les résultats sont très surprenants ! La Turquie s’éloigne du conservatisme, elle se modernise et s’occidentalise. Les conservateurs augmentent seulement dans les milieux de la population les plus visibles. » « Lorsqu’on dit que le pays glisse vers un Islam modéré, c’est une tempête dans un verre d’eau. Tandis que le pourcentage de ceux qui font le ramadan, la prière ou bien de celles qui se couvrent la tête diminue. Plus le niveau de vie augmente et moins on (...)
En Turquie, nombre de développements politiques sont abordés et appréhendés de manière singulière : on ne les aborde que sous l’angle exclusif du changement, sur la base de perceptions partisanes et sans le moindre débat, bref dans le cadre d’une cristallisation des positions politiques. De temps à autre, cet état de choses reflète une réalité. Les procès Ergenekon, le processus de renforcement des pouvoirs civils, le triomphe des responsables civils contre ceux de l’Etat dans le cadre des mécanismes de (...)
L‘affaire Emir Kusturica a failli faire oublier que le festival de l’Orange d’Or d’Antalya est d’abord la fête du cinéma. Cette année, c’est un premier film, Çoğunluk du réalisateur Seren Yüce qui a remporté le trophée. Un réalisateur qui a fait ses classes comme assistant de Sevim Ustaoglu (une réalisatrice que j’adore) et de Fatih Akin (dont j’adore moins les films, même si évidemment je reconnais qu’il a du talent, notamment un sacré sens du rythme). Je ne pouvais malheureusement pas me rendre à Antalya (...)
Source : Le Monde, le 21-12-2006 C’est 90 % de travail et 10 % d’islam." A en croire Saffet Arslan, l’une des grandes fortunes de la ville, voilà le secret de la réussite de Kayseri. "Nous ne serons jamais une ville réputée pour sa culture ou sa vie nocturne. Quand on travaille seize heures par jour, on n’a pas le temps." Cité grise et tirée au cordeau d’à peine 1 million d’habitants, logée au coeur du plateau anatolien, Kayseri l’austère s’est hissée au rang de quatrième centre économique de la (...)
© Marillac et Turquie Européenne pour la traduction © Radikal, le 15/05/2007 Moi j’appelle cela le paradoxe de l’AKP. Et je vais tenter de m’expliquer : tous les partis politiques de centre droit parvenus au pouvoir depuis les années 50 en Turquie (et soit dit en passant qu’en dehors de très courtes et périodes de crise, le pouvoir leur est toujours échu depuis cette époque) ont tous été des partis parapluie. Et ces parapluies de comprendre et recouvrir tout le cercle de ceux désirant capter une (...)
Fatih Pinar est un jeune photojournaliste dont le travail plonge au coeur de la matière humaine et urbaine d’Istanbul. Au diaporama et à l’exposition, il associe souvent le son, les bruits, les langues et les discours dont se recouvre et procède la ville. Pour sa première incursion sur TE, il nous conduit au coeur du quartier populaire de Tarlabaşı, à quelques encablures des Taksim et autres Beyoglu. Quartier longtemps grec et arménien, il est devenu un ghetto populaire que le développement du (...)