5 mai, par Reynald Beaufort
On nous reproche ces derniers temps de prendre parti, disons de pencher un peu trop nettement, pour l’un des deux candidats à ces élections présidentielles.
Nicolas Sarkozy vient de nous enlever définitivement toute hésitation et tout scrupule à appeler à voter François Hollande. Dans sa profession de foi du deuxième tour figure en gras : « la Turquie n’a pas vocation à entrer dans l’Union Européenne ».
Il ne dit pas que la Turquie ne réunit pas les conditions pour adhérer, il dit qu’elle n’a rien à y faire, ce qui est pour nous totalement rédhibitoire.
Mais ce n’est pas tout. Dans les leitmotivs figurant en gras dans ce document, se trouvent les mots « Travail, famille, Etat »... Je n’ai pas besoin de commenter. De surcroît, le mot « État » n’est pas associé à la protection des plus faibles ou démunis, mais à l’ « autorité ». Les prestations sociales sont immédiatement liées au soupçon d’ « abus » de la part d’ « assistés ».
Après n’avoir rien fait pendant 5 ans pour limiter les abus de biens sociaux et autres parachutes dorés de ses amis, il annonce, dans cette profession de foi, qu’il a l’intention de légiférer - s’il est réélu - demain on rase gratis ! Que n’a t-il pas commencé par appliquer à lui-même l’austérité qu’il veut imposer à tous. Pourquoi ne pas renoncer à ses déplacements dans ce ridicule et prétentieux avion présidentiel réservé à son seul usage, pourquoi ces dépenses somptuaires à l’Élysée ? Pourquoi avoir voulu dès son arrivée mettre ses indemnités de fonction à la hauteur de celles du président des (...)