Je suis dans la clarté qui s’avance Mes mains sont toutes pleines de désir, le monde est beau. Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres, Les arbres si pleins d’espoir, les arbres si verts. Un sentier ensoleillé s’en va à travers les mûriers. Je suis à la fenêtre de l’infirmerie. Je ne sens pas l’odeur des médicaments. Les œillets ont dû fleurir quelque part. Et voilà, mon amour, et voilà, être captif, là n’est pas la question, La question est de ne pas se rendre… Nazim Hikmet Ran
Récemment encore, je me faisais taxer de « turcophobie » sur une page du réseau social Facebook. Vous allez me dire sans doute qu’il n’ y rien d’étonnant, qu’il s’agit encore d’une attaque de ces nationalistes, ces braves petits soldats de la Turquie qui sévissent sur Internet. Eh bien non, il s’agit d’une jeune femme on ne peut plus française qui, je cite : « a retiré depuis belle lurette les « J’aime » qu’elle avait attribué à des sites comme Turquie Européenne ou Au Fil du Bosphore » !
Méchant que nous sommes ! nous qui osons mettre de gros nuages noirs dans le ciel bleu des jolies cartes postales de sa vision angélique de la Turquie !
Je suis d’autant plus à l’aise pour aborder ce sujet, que je fus moi aussi atteint quelques temps du même syndrome de l’amour transi, celui qui fait perdre tout jugement, toute rationalité à celui, ou celle, qui en souffre.
Qu’on s’entende bien, je ne suis pas moins passionné par ce pays magnifique, j’aime toujours la gentillesse et l’hospitalité naturelles de ses habitants, mais cette amitié a (...)









