Sur la chaine de télévision Kanal 7, le 21 avril dernier, le vice-premier ministre Beşir Atalay, a estimé que l’ancien président de la République, Süleyman Demirel, était largement impliqué dans le coup d’État post-moderne de 1997. « Tout le monde sait le rôle qu’a joué Demirel à ce moment-là. Il était président de la République. Il a notamment présidé la fameuse réunion du 28 février du Conseil de sécurité nationale, et tout coordonné. Il a répondu aux attentes de l’armée, et mis la pression sur le gouvernement, (...)
Une semaine à peine après le début du procès des putschistes de 1980 (cf. notre édition du 8 avril 2012 "La Turquie juge les putschistes de 1980"), la Turquie a ouvert une autre boîte de Pandore de son histoire politique récente, celle du « coup d’Etat post moderne » de 1997. Jeudi 12 avril 2012, la police et la justice turques ont conduit, en effet, une rafle de grande ampleur dans plusieurs villes de Turquie (Ankara, Istanbul, Çanakkale…), pour arrêter une trentaine de militaires ayant participé à (...)
Au cours de la semaine qui vient de s’écouler, la Turquie a ouvert le dossier le plus noir de son histoire récente. Le 4 avril dernier, les audiences du procès des putschistes de 1980 ont commencé au palais de justice d’Ankara. L’événement a été rendu possible par la révision constitutionnelle de 2010, qui a levé l’immunité juridictionnelle dont bénéficiaient les auteurs du coup d’État du 12 septembre 1980 (cf. notre édition du 24 mars 2010 : "La révision constitutionnelle enfin dévoilée par le (...)
L’ancien chef d’état-major (2008-2010) de l’armée turque, Ilker Başbuğ, a été placé en état d’arrestation après 7 heures d’interrogatoires, le 5 janvier dernier, à Istanbul. L’ex-commandant en chef de l’armée turque est accusé d’avoir été à l’origine de la création de 42 sites internet de propagande, hostiles au gouvernement de l’AKP, au PKK, ainsi qu’aux communautés grecque et arménienne de Turquie. Ce n’est pas la première fois qu’un militaire de haut rang est arrêté en Turquie, mais c’est la première fois qu’un (...)
Au soir du 27 avril 2007, les forces armées turques publiaient sur leur site internet un mémorendum décrivant en des termes alarmistes la situation de la laïcité en Turquie, s’inquiétant de la passivité des autorités publiques et assurant qu’elles restaient déterminées à tout faire pour préserver la République léguée par Atatürk. Cette publication, intervenue dans le contexte de l’élection présidentielle et rappelant les manœuvres qui s’étaient produites dix ans plus tôt pendant « le coup d’Etat post-moderne (...)
Les Turcs l’ont appelé « l’Etat profond » ! Et l’expression dit bien ce qu’elle veut dire : pendant des années, il a existé en Turquie, dissimulé derrière les acteurs visibles de la vie publique, une structure secrète qui détenait la réalité du pouvoir et qui se trouvait dans les mains des militaires… L’armée turque, Monsieur X le rappelait la semaine passée, a en effet toujours joué un rôle éminent depuis l’accession au pouvoir du père de la Turquie moderne, Atatürk. L’armée qui, à la suite de l’un des (...)
Deux journalistes qui ont été privés récemment de l’accréditation leur permettant de suivre le premier ministre dans ses déplacements, viennent de faire savoir qu’ils avaient décidé d’agir en justice contre une décision qu’ils considèrent comme illégale et injuste. Cette réaction intervient alors que 7 journalistes (2 d’Hürriyet, 1 de Milliyet , 1 de Vatan, 1 de Star TV, 1 d’Akşam et 1 d’Evrensel) se sont vus retirer leurs accréditions par le gouvernement qui leur reproche d’avoir diffusé de fausses (...)
Après la première rafle du 12 avril, qui avait débouché sur l’arrestation d’une trentaine de militaires à la retraite dont le général Cevik Bir (cf. notre édition du 16 avril 2012 : "Après le putsch de 1980, le coup d’Etat post-moderne de 1997…"), l’enquête sur le coup d’Etat post-moderne a connu un nouveau développement spectaculaire, le 19 avril, avec la mise en détention provisoire de 8 officiers. Cette fois, la prise de choix de ce coup de filet est le général Erol Özkasnak, qui était secrétaire général (...)
Les gays ne sont pas les bienvenus dans l’armée turque. Mais ils doivent "prouver" leur orientation sexuelle. Malades, handicapés ou... homosexuels : voilà les trois motifs que les hommes turcs peuvent avancer afin de se faire dispenser de service militaire, obligatoire en Turquie. Mais prouver que l’on est gay est bien plus compliqué qu’il n’y paraît, et donne lieu à une épreuve plus qu’humiliante. "Ils m’ont demandé à quand remontaient mes premières relations sexuelles anales, mes premières (...)
Alors que l’armée turque s’attaque désormais aux rebelles kurdes directement sur le sol irakien, un éditorialiste du quotidien Bugün regrette cette politique de la peur et propose de régler la question kurde par le développement économique. C’est par hasard, en lisant une dépêche, que j’ai appris qu’un navire en provenance d’Egypte, avec à son bord du matériel destiné à la construction d’une raffinerie dans le nord de l’Irak, région autonome du Kurdistan irakien dirigée par Massoud Barzani, avait été (...)