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Turquie-Armée : huit décès mystérieux au sein de l’armée en deux ans

mardi 29 décembre 2009, par Radikal, traduction Mehmet Akkus

Suite au suicide du lieutenant-colonel Ali Tatar, le 21 décembre, le nombre d’officiers impliqués dans l’affaire Ergenekon et décédés de manière mystérieuse est porté à huit. Six des huit officiers appartenaient à la marine. Aucun de ces décès, n’a cependant fait l’objet d’aucune enquête.

- 2 mai 2007, colonel Albay Birol Atakan :

Ça mort est survenue lors d’un accident de la route mystérieux entre Ankara et Istanbul. On pense qu’il détenait des informations clefs sur l’affaire Ergenekon. Monsieur Atakan, avant d’être sous les ordres de l’ancien commandant des forces marines, le général Yener Karahanoğlu, avait servit aux côtés du général Özden Örnek . Le colonel Atakan était aussi soupçonné d’être à l’origine des fuites sur internet des carnets du général Örnek, dans lesquels il planifiait un putsch. Il est dit que le colonel était un officier de liaison entre les généraux Karahanoğlu et Örnek.

- 11 novembre 2007, Lieutenant-colonel Nursal Gedik :

Il s’est suicidé avec son propre arme de service. Son suicide n’a pas encore était élucidé. On pense qu’il a été tué parce qu’il aurait été en possession d’informations secrètes.

-10 janvier 2009, colonel de gendarmerie à la retraite Abdülkerim Kırca :

Il est retrouvé mort avec son arme à son domicile à Ankara. Il était paralysé des membres inférieurs suite à des combats avec des terroristes en 1988. Le colonel Kırca a été décoré en 2004 « du médaille nationale du mérite ». Le nom de l’ancien commandant du JİTEM de la région de Diyarbakir (NdT : JİTEM est le nom du service de renseignements de la gendarmerie turque, donc l’existence est contestée. JİTEM est l’abréviation de Jandarma Istihbarat ve Terörle Mücadele (service de renseignements et antiterrorisme de la gendarmerie)), a aussi été cité dans l’affaire Ergenekon. Abdülkadir Aygan, l’un des transfuges les plus connus du PKK, affirmait que le colonel Kirca avait donné l’ordre de beaucoup de meurtres qui sont encore actuellement sans auteur connu.

- 27 février 2009, Commandant des forces d’actions spéciales Behçet Oktay :

A la tête des forces d’actions spéciales depuis 13 ans, Behçet Oktay s’est suicidé dans son bureau avec son arme de service. On avance que Monsieur Oktay avait mal supporté d’être impliqué dans l’affaire Ergenekon ainsi que les différentes accusations qui lui étaient prêtées dans les médias. Behçet Oktay était connu pour être le bras droit d’Ibrahim Şahin (NdT : ancien responsables des forces spéciales actuellement détenu dans l’affaire Ergenekon).[..]

- 26 Mars 2009, Capitaine vétéran Olgun Ural :

Il s’est suicidé avec une arme privée à Yalova juste après que son nom soit à nouveau évoqué dans le second acte d’accusation de l’affaire Ergenekon.

- 26 Juin 2009, juge militaire et lieutenant-colonel Tanju Ünal :

Tanju ünal a été retrouvé mort dans son bureau alors qu’il était en poste au Commandement de la marine du sud. Il était notamment président du tribunal qui avait jugé İlhami Erdil, ancien commandant des forces marines. Lors de ce procès, Ilhami Erdil a été jugé coupable et suite à cela toutes ses distinctions et grades militaires lui ont été retirés. On avance aussi que le juge Ünal avait joué un rôle important dans le démantèlement du réseau Hezbollah de Turquie.

- 21 Novembre 2009, colonel à la retraite Belgütay Varımlı :

L’ancien inspecteur du ministère de la défense, le colonel Varimli, a mis fin à ses jours en sautant du balcon de son appartement qui se trouvait au 9e étage d’un immeuble. Il était connu pour avoir été l’un des juges ayant dégradé l’ancien commandant des forces marines à la retraite, le général Ilham Erdil. On pense aussi que c’est le colonel Varimli qui est à l’origine de la fuite dans la presse des deux tentatives de coup d’états que sont la « blonde » et « clair de lune ».

- 21 décembre 2009, lieutenant –colonel de marine Ali Tatar :

Dans le cadre de l’enquête sur les attentas visant des officiers de la marine, le lieutenant-colonel Tatar a été libéré le 16 décembre après être resté en garde à vue pendant 9 jours. Cependant, après un second mandat d’arrêt à son encontre, le lieutenant-colonel s’est donné la mort avec un pistolet à son domicile. Le commandant supposé être visé dans les projets d’attentat de Tatar, était présent avec son épouse lors de ses obsèques.

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Sources

Source : Radikal, le 22.12.09

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