Dernier ajout : 16 novembre 2015.
“J’ai tiré dans la tête du prisonnier chypriote grec qui était assis les mains liées dans le dos”. Remords ou fierté personnelle ? La chose n’est pas claire. Puis “c’était un scénario”, dit-il. A cause de ces déclarations, Atilla Olgaç est en train d’essuyer une forte réaction publique. On le maudit d’avoir ainsi, sans crier gare, compromis l’image de notre pays. Et dernièrement, c’est le procureur de Bakirköy (Istanbul) qui a lancé une instruction sur la base de la Convention de Genève sur le droit de la (...)
Le 13 janvier dernier s’éteignait l’écrivain français Nicolas Genka. Né à Quimper en 1937, Genka a peu publié. La faute à la censure.
A son retour de la guerre d’Algérie en 1962, il écrit et publie L’Epi monstre : grand succès de librairie, il est censuré sur décision du Ministère de l’Intérieur. Protection des mineurs. Malraux refusera d’intervenir. La censure ne prendra tacitement fin qu’en 1999 lors de sa réédition aux éditions Exils. Préfacé par Jouhandeau, le livre est dès sa parution promis à un avenir (...)
Grand maître du cinéma turc contemporain, Nuri Bilge Ceylan sort son dernier film « Les Trois Singes » dans les salles obscures françaises après avoir été primé à Cannes au printemps dernier. L’équation est la suivante : a.X = b / A : Turquie / B : modernité européenne. Et si X était Nuri Bilge Ceylan ? Réflexions et remarques impromptues.
Partons d’Enis Batur, écrivain, improvisateur, essayiste, penseur et innovateur, chantre en langue turque d’une modernité avant tout européenne. Il avoue d’ailleurs sans (...)
Lundi prochain, 19 janvier 2009. La date marquera la seconde année depuis l’assassinat de Hrant Dink en janvier 2007.
Journaliste arméno-turc, il tomba sous les balles d’un jeune issu des milieux d’extrême-droite, au terme d’une campagne de déchaînement médiatique et judiciaire que lui avait valu une formule maladroite, mal comprise puis largement déformée dans l’opinion. Jugé dans des tribunaux tenus par des « officiers en civil », ceux-là mêmes qui comparaissent aujourd’hui dans le procès dit « (...)
Voilà un pays auquel on a arraché des territoires. Un pays qui vit encore la hantise de ce démembrement. Voilà un pays qui a vécu une quasi-guerre civile il y a un peu plus de 30 ans.
Un pays qui a alors connu l’instauration d’un nouveau régime constitutionnel.
Voilà un pays rural en pleine industrialisation, profondément secoué par un puissant processus d’urbanisation. Un pays dans lequel le poids de la religion reste extrêmement prégnant. Mais dans lequel ne s’élève pas moins cette « religion » de (...)
Chers lecteurs, nous voici arrivés au terme d’une année riche en événements. Notre association a traversé une crise importante. Cette crise, loin de nous avoir découragés et abattus, nous a permis au contraire de nous remobiliser et de repartir encore plus motivés. Le débat interne que nous avons eu, nous a permis de constater que l’enthousiasme et la ferveur qui nous animaient à nos débuts, avaient eux aussi, plus que décuplés. Finalement, cette crise nous a été très salutaire. De même qu’elle ne nous a (...)
Cet édito, je l’écrirai à la première personne. Une fois n’est pas coutume. Pourquoi ? Parce que tout ce qui suit n’engage que moi. En quoi cela intéresse-t-il les lecteurs de TE ? En ce qu’on y parlera de la question arménienne.
N’étant ni turc, ni arménien, mon point de vue échappe nécessairement à nombre de positions répétées. Nulle prétention à donner ici quelque leçon que ce soit : il s’agit ici d’un témoignage et de réflexions personnelles.
1- J’ai beau n’être ni Turc ni Arménien, voilà sans aucun doute (...)
Il est des débats dont on débat et discute en fastueuses disputes autour d’un mot dont le seul son déclenche force avalanches de verbeuses paroles. Le sens ? N’en cherchez point : le voilà depuis fort longtemps envolé. Et qu’il est bon de parfois – mot à la mode fort commode – relativiser.
Ainsi en va-t-il, parmi d’autres et tant d’autres, du mot adhésion. Ne l’avez-vous pas prononcé qu’il fait éructer de toutes parts : porté très haut par certains comme un drapeau chéri qu’on ne saurait brandir qu’avec les (...)
Crise économique, crise démographique, crise politique… Et la crise de l’imagination en Europe ? On en sent comme les relents mortifères nous remonter – prenons garde - de gauche… ou de droite. « L’Europe fédérale est morte. » Soit. Mais encore « l’Europe unie et l’Europe politique, c’est fini… »
Et accessoirement parce qu’il est un sujet qui nous intéresse quelque peu [que l’on pardonne ce bien coupable sursaut d’enthousiasme qui nous ébranle encore] : comme tout est mort vous pouvez bien rajouter le (...)
Succombons donc nous aussi à l’obamania ambiante, même avec quelques jours de retard.
Fi des enthousiasmes fraîchement douchés au son du « attendez de voir ce qu’il va faire ».
Fi des accusations de récupération. Voire de la peur d’être trop fleur bleue : en ce qui nous concerne à TE, le côté fleur bleue nous le revendiquons dans une magnifique charte graphique et jusque sur les délicieux pétales de notre logo.
Alors pourquoi pas Obama ?
Non, Obama ne sera pas l’Houdini glissant habilement l’éléphant (...)
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