Dernier ajout : 22 octobre 2005.
Le Nouvel Observateur 08/12/04 17:14 NOUVELOBS.COM
Laurent Joffrin est directeur de la rédaction du Nouvel Observateur
LA TURQUIE EN EUROPE ? Ah non ! Un pays trop différent, trop oriental, trop puissant, qui dissoudra l’idée d’un continent à la culture homogène, repoussera les frontières de l’est à une distance indéfinie et minera la cohésion politique de l’Union. Aussi impressionnants soient-ils, ces arguments reposent sur une vision dépassée, fausse et, pour tout dire, archaïque de l’Europe à (...)
Le Figaro - 07/12/2004
Nous tous qui partageons une même passion pour l’Europe, nous avions espéré que l’année 2004 serait marquée par un nouvel élan européen. Au lieu de cela, ce ne fut que surenchère de doutes et de déceptions. Doutes sur le projet constitutionnel à l’intérieur de toutes les grandes familles politiques, déception de voir la très faible participation aux élections européennes (à peine 30%) dans les nouveaux pays adhérents. Pire, nous avons assisté à une poussée des partis extrémistes (...)
samedi 04 décembre 2004 (Liberation - 06:00)
Que ressentez-vous face à la position de Paris, qui est aujourd’hui la capitale la plus hostile à une future entrée de la Turquie dans l’Union européenne ?
L’Union européenne représente d’abord la garantie d’un renforcement de la démocratie en Turquie. Pour cette raison, l’attitude de la France semble totalement incompréhensible à une écrasante majorité de mes concitoyens. Moi-même, je n’arrive toujours pas à croire que la France refuse l’entrée de la Turquie (...)
L’Express du 29/11/2004
Pour l’opinion publique européenne, la Turquie pose problème parce qu’il s’agit d’un pays musulman. Mais cette question n’est jamais soulevée par Bruxelles, puisque la Turquie est un pays laïque de par sa Constitution. Les conditions imposées par Bruxelles à la Turquie pour entrer dans l’Europe ne concernent en rien l’islam ni la société, mais les institutions et le droit turcs : ceux-ci sont considérés, à juste titre, comme n’étant pas encore suffisamment démocratiques, du fait du (...)
L’Express du 29/11/2004
Du haut de leur gros bon sens, les contempteurs de la candidature turque à l’Union européenne, Valéry Giscard d’Estaing en tête, invoquent la géographie pour étayer leur refus. Ce faisant, ils en disent long sur la conception qu’ils se font du monde dans lequel ils vivent encore - et dans lequel ils risquent de nous faire retomber.
Mettre en doute l’appartenance géographique de la Turquie à l’Europe, c’est partir d’une évidence. Seule une petite partie du territoire turc est (...)
La Dépèche 18 novembre 2004
Les Chefs d’Etat de l’Union européenne vont se réunir lors du conseil européen des 16 et 17 décembre prochains à Bruxelles. Si vous aviez à justifier l’ouverture des négociations, quelle serait pour vous le principal argument en faveur de la Turquie ?
Uluç Özülker : d’abord, il faut préciser qu’il s’agit maintenant d’une décision concernant l’ouverture des négociations et non pas d’une adhésion imminente. Dans tous les domaines, il existe plusieurs arguments qui militent en faveur (...)
Le Figaro (rubrique "Débats & Opinions), 27 novembre 2004
La thèse d’une incompatibilité mécanique entre l’adhésion de la Turquie à l’Union et le fonctionnement des institutions communes est avancée par quelques auteurs, dont Valéry Giscard d’Estaing, dans les pages « Débats et opinions » du Figaro (1). Compte tenu des qualités éminentes de l’auteur, en particulier comme ancien président de la Convention, cette thèse mérite un examen. L’argument institutionnel que l’on veut opposer à la candidature (...)
Action Libérale - le 26 Novembre 2004
Le débat sur l’adhésion de la Turquie européenne et la volonté des opposants dissimulent en réalité une mécanique idéologique qui dépasse grandement la question de l’islamité de la Turquie, ou de son appartenance ou non au continent européen, ou des questions migratoires supposées être identiques dans une quinzaines d’années à ce qu’elles sont supposées être, concernant les Turcs, aujourd’hui.
C’est la revendication d’un référendum par les opposants qui donne corps au (...)
Libération du jeudi 25 novembre 2004
Les responsables politiques ne peuvent se contenter de relayer les idées reçues sur la Turquie. Du bon usage de l’opinion publique.
Par Pierre WEILL.
L’intégration de la Turquie à l’Europe a été reconnue, dès 1999, comme un objectif légitime par le Conseil européen : on ne se souvient pas que cela ait suscité, à l’époque, de grands débats. Pourquoi, dans ces conditions, tant d’hommes politiques s’insurgent-ils aujourd’hui contre ce qu’ils n’avaient guère contesté alors (...)
Le Monde - 09/11/2004
Par-delà des différences évidentes, les débats qui agitent la France sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne et la généralisation de l’anglais à l’école primaire ont un point commun : la présence d’une peur devant un réel qu’on ne sait pas contrôler et encore moins analyser proprement. Ils montrent comment le sens de l’identité française au sein de l’Europe est aujourd’hui lié à la recherche d’une altérité contre laquelle il faudrait - du moins on l’affirme - définir cette (...)
