Dès la parution à Istanbul, en 1971, de son premier recueil, Pensionnaire d’État, aussitôt couronné par le prestigieux Prix Sait Faik, la critique salue « l’événement Füruzan », autrement dit le surgissement d’une nouvelliste-née. Pourtant, Füruzan ne fait que « raconter à voix basse les petites aventures des petites gens ».
Mais il y a son pointillisme dépourvu d’effets, son art de suggérer, sa langue aux registres étendus qui disent l’origine de ses personnages. Une langue portée par des voix intérieures, généralement de femmes, qui n’ont souvent que la langue pour maison. On entend une palpitation, une mélancolie. On entre dans l’intimité de la Turquie moderne. On découvre un écrivain singulier, et majeur.
Füruzan qui vit à Istanbul où elle est née, est l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles et de romans. Elle a également signé des essais, des pièces de théâtre, un recueil de poésies et un film. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits dans différentes langues. Seules certaines de ses nouvelles avaient été jusqu’ici traduites en français.
Pensionnaire d’État , Füruzan
Collection « d’un lieu l’autre »
Traduit par Elif Deniz et Pierre Vincent
14 x 22 cm
312 pages
Dos carré collé
parution : novembre 2010
EAN : 9782358480086
Prix indicatif : 22.00 €
Ouvrage publié avec le concours du Centre national du livre, du Ministère de la culture de Turquie et du Conseil régional d’Auvergne
Disponible