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La Syrie « doit être remise dans le jeu international », estime Moratinos

vendredi 25 août 2006

l’Orient Le Jour - 23/08/2006 (Liban)

Damas et Ankara voient une « grande opportunité » pour la paix au Proche-Orient, affirme Gül

Le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos a estimé que « la Syrie, très isolée, doit être remise dans le jeu international », dans une interview publiée hier dans le journal français Sud-Ouest. L’Europe « ne peut rester les bras croisés quand on se bat à sa porte, dans des pays amis comme le Liban ou Israël », a indiqué le chef de la diplomatie espagnole, interrogé par le quotidien régional. « Mais, comme pour les Palestiniens, je pense que la Syrie, très isolée, doit être remise dans le jeu international », a poursuivi M. Moratinos. « Il n’y a pas de solution militaire envisageable au Proche-Orient. Pas plus d’ailleurs qu’au Moyen-Orient où arrive en ce moment à expiration une proposition à l’Iran, à l’élaboration de laquelle l’Europe a joué un rôle moteur », a ajouté le ministre espagnol.

Parallèlement, le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül, a affirmé hier que la Syrie et la Turquie voyaient une « grande opportunité » pour la paix au Proche-Orient, après avoir rencontré le président syrien Bachar el-Assad à Damas. « J’ai été très heureux d’entendre le président Assad et son vice-président (Farouk el-Chareh) dire qu’il existe une grande opportunité pour réactiver le processus de paix dans la région », a déclaré M. Gül à la presse. La Turquie « y croit aussi. Nous pensons qu’il existe une opportunité pour réaliser la paix. Chacun doit tirer les enseignements des derniers événements », a-t-il souligné, faisant allusion à la guerre entre Israël et le Hezbollah.

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Bachar el Assad

Le chef de la diplomatie turque est arrivé mardi matin à Damas pour une courte visite de travail centrée sur la situation au Liban. M. Gül a été reçu successivement par le président Assad, M. Chareh et par son homologue syrien Walid Moallem, pour des entretiens qu’il a qualifiés de « fructueux ». Pour sa part, M. Chareh a estimé lors de son entretien avec M. Gül que « la région allait faire face à d’importants défis », selon l’agence officielle SANA. « L’état de “ni guerre ni paix” ne peut plus durer », a-t-il affirmé. « Les options agressives d’Israël s’amenuisent alors que les options de paix (...) sont devenues plus importantes », a estimé M. Chareh. « La Turquie a un rôle important à jouer dans le domaine de la paix dans la région », selon M. Chareh. Les responsables syriens ont ignoré les déclarations récentes faites par des dirigeants israéliens sur d’éventuelles discussions de paix avec Damas. Le président du Parlement syrien Mohammad el-Abrache a néanmoins dénoncé les arrestations par Israël de responsables palestiniens et a fait part de la solidarité de son pays à « la lutte palestinienne » pour la libération des territoires occupés, a indiqué hier l’agence officielle SANA.

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