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En visite à Londres, M. Erdogan exclut de reconnaître Chypre sans accord de paix

mercredi 27 juillet 2005

Le Monde - 27/07/2005

Le premier ministre turc, Tayyip Erdogan, a réaffirmé, mercredi 27 juillet, que son pays ne reconnaîtrait pas Chypre avant la signature d’un accord de paix global. « Il n’y aura pas de changement de position sur la question de la reconnaissance [de Chypre] tant qu’il n’y aura pas d’accord », a déclaré M. Erdogan lors d’une conférence de presse télévisée donnée à Londres à l’issue d’entretiens avec son homologue britannique, Tony Blair.

La Turquie devrait signer cette semaine un protocole élargissant son union douanière avec l’Union européenne aux dix nouveaux pays membres de l’UE, dont Chypre. Mais le pays insiste sur le fait que cela n’équivaut pas à une reconnaissance officielle du gouvernement grec de l’île. La signature de cet accord est le dernier obstacle séparant Ankara de l’ouverture, programmée en octobre prochain, de négociations d’adhésion à l’UE.

« Il est impensable que la Turquie prétende ne pas reconnaître un membre à part entière de l’UE alors qu’elle reconnaît la validité de son vote qui est requis pour l’ouverture des négociations d’adhésion », a réagi à Nicosie un porte-parole du gouvernement chypriote.

GOUVERNEMENT GREC, SEUL REPRÉSENTANT

Tony Blair - qui soutient fermement la candidature de la Turquie - a abondé dans le sens de M. Erdogan en notant que l’accord douanier à venir n’avait aucun rapport avec la reconnaissance de Chypre par Ankara. « Il est important que nous réaffirmions le fait légal qui est que la signature du protocole n’implique pas la reconnaissance de Chypre », a-t-il dit.

En dépit du problème chypriote, M. Erdogan a exprimé un avis optimiste quant aux chances d’adhésion de la Turquie au bloc européen. « Je pense que nous pouvons ouvrir deux ou trois chapitres pendant la présidence britannique », a-t-il dit. Londres préside l’UE jusqu’au 31 décembre. La Turquie doit harmoniser son appareil législatif avec les lois européennes dans quelque trente-cinq domaines désignés sous le nom de« chapitres », cela au fil d’un processus de négociation qui devrait durer une dizaine d’années.

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