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Economie turque : UE et réformes structurelles

mardi 7 mars 2006, par Lucia Kubosova

© Turquie Européenne pour la traduction

© Euobserver

Les négociations d’adhésion à l’UE seront profitables à la Turquie mais pas suffisantes pour lancer et supporter le développement de l’économie turque selon un rapport de la Banque Mondiale publié lundi 6 mars 2006.

© Euobserver, le 07.03.2006, par Lucia Kubosova

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© Commission UE

D’après les principales recommandations de cette étude, Ankara devra accroître l’emploi - principalement en faveur des femmes -, « serrer la vis » à l’économie souterraine et allonger le temps moyen de la scolarité.

La banque Mondiale devait aussi indiquer que la vitesse de convergence de la Turquie vers la moyenne européenne dépendra du rythme de ses réformes structurelles, ajoutant que �l’engagement en faveur de politiques économiques saines en Turquie depuis 2001 a placé l’économie turque dans une bonne position pour emprunter la voie d’une croissance plus forte et plus soutenue.� Les analystes ont aussi vivement recommandé à la Turquie de profiter du fait que les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE, qui ont débuté officiellement en octobre dernier, sont fortement susceptibles d’améliorer ses performances économiques.

Chômage et économie informelle

Mais les indicateurs du marché du travail restent une source d’inquiétude pour les observateurs.
« L’emploi a augmenté de moins de 1 % par an sur la décennie passée, bien moins que ce qui est nécessaire pour fournir du travail à une population active turque en croissance rapide », ont souligné les auteurs du rapport.

La participation des femmes au marché du travail est un sujet particulier : elle est actuellement de 24,3 % là où la moyenne européenne est de 57 %.

Une amélioration de la situation de l’emploi constitue un enjeu crucial pour Ankara dans le cadre de sa stratégie d’adhésion alors que certains états membres craignent que son accession ne soit suivie d’un afflux de travailleurs turcs émigrés vers l’Europe occidentale.

Le marché noir et l’éducation ont aussi été stigmatisés comme deux domaines dans lesquels la Turquie doit consacrer plus d’efforts.

Le secteur �informel� est estimé, selon certains économistes, à presque 50 % d’un PIB turc évalué à �250 Milliards d’après une enquête du Financial Times.

Un point devait également être réalisé par le Commissaire européen aux affaires sociales, Vladimir Spidla, lors d’une visite à Ankara le 5 mars dernier.

« Comme le travail non déclaré n’est pas protégé par les lois du travail, le respect par la Turquie de ces normes ne créera pas de changement dans ce domaine à l’heure actuelle. C’est pour cette raison qu’il n’est pas seulement nécessaire de mettre la législation turque en conformité avec les normes européennes. Nous devons également en étendre l’application par toute une série d’actions visant à supprimer l’économie informelle », a-t-il déclaré.

© EUobserver.com 2006

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