Logo de Turquie Européenne
Accueil > Articles > Articles 2007 > Confirmation du rapprochement gréco-turc

Confirmation du rapprochement gréco-turc

vendredi 28 décembre 2007

Rivales de longue date, la Turquie et la Grèce se sont accordées pour prendre des mesures de confiance, parmi lesquelles un approfondissement des liens entre leurs armées, par le biais d’une unité militaire conjointe pour les opérations multinationale maintien de la paix. La Grèce soutient la candidature de la Turquie à l’Union européenne, a déclaré le ministre grec des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis, ajoutant que « c’est une nécessité pour une région stable et sûre ».

La Grèce et la Turquie ont décidé d’élargir la coopération militaire dans le cadre de nouvelles mesures de confiance, notamment la création d’une unité militaire conjointe pour les missions de l’OTAN, pour la première fois dans leur histoire, ont annoncé, le 4 décembre, à Athènes, les ministres des affaires étrangères des deux pays.

La décision rendue publique lors de la visite officielle en Grèce du ministre turc des affaires étrangères Ali Babacan est très important car les deux pays furent au bord de la guerre, il n’y a pas si longtemps, à propos d’un archipel de la mer Égée. Pour beaucoup d’étrangers, la crise de 1996 a été déclenchée par un différend de souveraineté sur deux minuscules îlots arides, habitées seulement par des chèvres. Mais ce n’est pas la première fois que les deux pays sont venus au bord de la guerre. En 1987, la Turquie et la Grèce ont failli s’affronter militairement sur la question de l’exploration pétrolière et gazière en mer Égée.

Suite au processus de rapprochement, qui a débuté en 1999, les relations entre les deux pays se sont améliorées constamment, mais le climat favorable des relations bilatérales ne se traduisait pas jusqu’ici dans le domaine militaire. Les « combats de chiens » dans l’espace aérien de la mer Égée ne sont pas rares, et le site Internet de l’état-major général turc affiche toujours, chaque semaine, les violations de frontières par des appareils militaires grecs.

La décision d’élargir la coopération militaire, dont les détails ont été divulgués lors d’une conférence de presse commune, à Athènes, est une étape importante dans le renforcement des liens bilatéraux. Les forces armées des deux pays multiplieront les visites de haut niveau, mèneront des missions conjointes au sein de l’OTAN, des efforts d’assistance en cas de catastrophe, et, à l’étranger, des missions de maintien de la paix, a déclaré Dora Bakoyannis lors de conférence de presse qui a suivi ses entretiens avec Ali Babacan.

« Nos relations se développent de façon dynamique… Mais cela exige d’y travailler avec ardeur », a déclaré Bakoyannis. Pour sa part, Babacan, a souligné que « ce nouveau paquet de mesures de confiance est la preuve de la volonté des deux pays d’améliorer les liens bilatéraux. »
C’est la première fois que les deux pays forment une unité militaire conjointe. Les détails en seront discutés plus tard par des militaires des deux pays, selon des sources diplomatiques. La Turquie et la Grèce ont mis en place dix-neuf mesures de confiance au cours des dernières années, nombre qui est porté à vingt-quatre avec celles annoncées le 4 décembre.

Les forces armées des deux pays a créé un mécanisme de la ligne rouge, l’une dans la ville anatolienne Eskişehir, pour la Turquie, et Larissa, en Grèce pour empêcher les « combats de chiens » dans l’espace aérien de la mer Égée, mais le mécanisme n’a pas pu mettre fin aux difficultés entre les deux armées de l’air.

Par ailleurs il existe encore des problèmes entre les deux pays, notamment en ce qui concerne les eaux territoriales de la mer Égée. Les pays sont venus au bord de la guerre en 1996 sur la souveraineté des îlots inhabités de Kardak – Imia, en grec. Des navires et es aéronefs militaires de la Turquie et la Grèce se font souvent face dans la mer Égée, malgré rapprochement politique entre les deux capitales.
La Grèce continue de soutenir la candidature turque à l’UE
À propos de Chypre, Babacan a réaffirmé la position turque et a dit : « La Turquie est pour une solution fondée sur le plan établi par l’Organisation des nations unies. » « Je tiens à souligner que nous nous félicitons du soutien de la Grèce à la candidature turque à l’Union européenne, et nous espérons que cet appui se poursuivra », a déclaré Babacan, soulignant que les relations bilatérales sont devenus un véritable « partenariat » dans de nombreux domaines, dont l’énergie, le secteur bancaire, Le tourisme et les transports.
Bakoyannis a prononcé des messages chaleureux lui aussi. « Nous sommes déterminés à marcher sur la voie de notre intérêt mutuel. L’adhésion de la Turquie dans l’UE est une nécessité à la fois pour une démocratie forte et pour la sécurité, la stabilité régionale », a-t-il déclaré. Rappelant que les deux pays ont de nouveaux gouvernements au pouvoir Baykonyannis qu ‘« il y a des fenêtres d’opportunités qui s’ouvrent à nous ».

Karamanlis attendu en Turquie

Bakoyannis a également confirmé que le Premier ministre grec Costas Caramanlis se rendra en visite officielle en Turquie, à la fin de janvier, ce qui sera la première visite d’un Premier ministre grec dans ce pays depuis ans. Les deux ministres ont travaillé sur l’ordre du jour de visite qu’effectuera Karamanlis.

Babacan en Thrace occidentale

La Turquie accuse la Grèce de ne pas accorder assez de droits à la minorité turque, en violation de la Convention européenne des droits de l’homme. Babacan s’est également entretenu avec le président de la République grecque Karulas Papulyas, et a participé à un forum turco-grec de chefs d’entreprise, en compagnie de Bakoyannis.

Télécharger au format PDFTélécharger le texte de l'article au format PDF

Sources

Source : « Turkish Daily News », 5 décembre 2007

http://www.turkishdailynews.com.tr/...

Traduction pour TE : MG

Nouveautés sur le Web

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0