La polémique franco-turque est de plus en plus incandescente. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan, issu du mouvement islamiste, semble prendre comme une offense l’engagement de Nicolas Sarkozy d’imposer un projet de loi sanctionnant notamment la négation du génocide arménien, alors que celui-ci aurait fait passer il y a quelques mois le message à Ankara qu’un tel projet était enterré. Après avoir annoncé jeudi le gel de la coopération politique et militaire entre les deux pays, le leader de (...)
Le Premier ministre turc clame que « ce canal fera de l’ombre à ceux de Panama et Suez ». Annoncé mercredi 27 avril après plusieurs semaines de suspense ce « projet fou et magnifique », selon les mots de Recep Tayyip Erdogan a mis en effervescence la Turquie. Les entrepreneurs proches de l’AKP, le parti islamoconservateur au pouvoir depuis 2002, exultent, les écologistes fulminent, les diplomates s’inquiètent de voir se rallumer la question des détroits. Prévu pour être achevé en 2023 pour le (...)
Source : Libération, le 06-02-2007 Après l’assassinat de Hrant Drink, les menaces ultranationalistes se multiplient. Les menaces sont arrivées par mail, accompagnées d’insultes sur sa mère et ses aïeux. Des avertissements explicites aussi bien contre lui que contre d’autres intellectuels "traîtres" comme le romancier et Prix Nobel Orhan Pamuk que "rien ni personne ne pourra protéger quand nous voudrons le tuer". Professeur de sciences politiques à Ankara et coauteur en 2004 d’un rapport officiel (...)
Libération La Turquie paie son poids démographique et sa religion. « Nous dépendons totalement de l’UE pour notre politique commerciale, sans pouvoir participer à la prise de décisions. » Les autorités d’Ankara es sondages sont unanimes : près de 80 % des Turcs souhaitent l’entrée de leur pays dans l’UE. Ce pourcentage d’euro-enthousiastes reste beaucoup plus important que dans la plupart des autres pays candidats. Fortes du soutien de l’opinion publique et de la légitimité d’une reconnaissance dès 1963 (...)
Portrait d’Umit Boyner . C’est une femme qui dirige le Medef turc. Cette spécialiste en finance formée aux Etats-Unis se revendique démocrate, tournée vers l’Europe. Par MARC SEMO La baie vitrée ouvre sur un paysage de carte postale avec dans le lointain les dômes et minarets des mosquées impériales. Aux tours de verre et d’acier des nouveaux quartiers d’affaires, l’association du grand patronat turc, la Tüsiad, a préféré un immeuble historique de Pera, jadis quartier levantin au cœur de l’ex-capitale (...)
Libération Ex-maire islamiste du Grand Istanbul, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, préfère désormais se définir comme « libéral conservateur ». Il n’aime pas que l’on parle de « musulman démocrate » à propos de son parti, l’AKP (Parti de la justice et du développement), qui a triomphé aux élections de 2002 avec près des deux tiers des sièges, cristallisant aussi bien les espoirs des nouvelles classes moyennes que ceux des déshérités des banlieues, « ces Turcs si pauvres dans un pays si riche ». (...)
Libération.fr L’exercice tient du funambulisme. Alors que le président Sarkozy, rappelait, dans son interview télévisée du 24 avril, son opposition à toute future adhésion de la Turquie dans l’Union européenne « parce qu’elle n’est pas en Europe mais en Asie », Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, doit rassurer Ankara alors que Paris s’apprête en juillet à présider l’UE pour six mois. « Intérêt » « La France n’entend pas casser les négociations avec la Turquie et notre (...)
Samedi 27 août 2005 (Liberation - 06:00) Les autorités françaises ne désespèrent pas d’obtenir un renvoi de l’ouverture, prévue le 3 octobre, des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Quinze jours après Dominique de Villepin, Jacques Chirac, pourtant longtemps favorable à l’intégration turque, est à son tour revenu à la charge, affirmant vendredi, lors d’un entretien avec le président de la Commission, José Manuel Barroso, que la France voulait discuter les 1er et 2 septembre prochains (...)
Les droites européennes sont toujours hostiles à l’entrée de la Turquie dans l’UE malgré sa motivation. L’opposition à la future adhésion turque à l’Union européenne est devenue un argument électoral pour certaines droites européennes au point d’inquiéter le commissaire à l’Elargissement, Günter Verheugen, qui a appelé « à ne pas nuire au processus des réformes en Turquie ». Fortes du soutien d’une opinion publique à plus de 80% « euroenthousiaste », les élites turques, la classe politique, les hommes (...)
Libération - 24/02/2007 Abdullah Gül, ministre des Affaires étrangères, entend garder le cap Ankara envoyé spécial Dans une interview à Libération, le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gül critique la France, qui fait de l’adhésion de son pays à l’UE "un enjeu de petite politique intérieure". Garder le cap et continuer la marche vers l’Union européenne. Malgré le "gel" en décembre dernier des négociations avec Bruxelles sur 8 des 35 chapitres de l’acquis communautaire après le refus d’Ankara (...)
