L’Express du 08/12/2005 de notre envoyé spécial Jean-Michel Demetz Ici se niche la plus ancienne de nos représentations diplomatiques, témoin des relations privilégiées établies dès le XVIe siècle avec la Turquie. Une histoire riche et tumultueuse, qui ressemble un peu à celle de ce bâtiment, plusieurs fois détruit et toujours reconstruit C’était au temps où Paris et Istanbul s’aimaient d’un amour bien compris. Avec une audace proprement scandaleuse, le fils aîné de l’Eglise, le roi François Ier, vient (...)
Pendant des années, à droite, il a endossé le rôle du provocateur. Libéral, iconoclaste, ancien éditorialiste à Newsweek, ce pourfendeur du catéchisme gaulliste est régulièrement attaqué de toutes parts. Aujourd’hui secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Pierre Lellouche dévoile, pour la première fois, son programme d’action et se livre à des révisions surprenantes. Pour un homme réputé pour sa liberté de parole, devenir ministre, à 58 ans, n’est-ce pas un piège ? C’est d’abord un grand honneur, mais (...)
L’Express du 08/12/2005 de notre envoyé spécial Jean-Michel Demetz C’est l’un des plus célèbres édifices du monde musulman. Les mille reflets de ses céramiques sont à l’image d’un kaléidoscope religieux en perpétuel mouvement : entre la tradition laïque et une foi qui émerge du domaine privé C’est parce qu’il aimait trop les femmes que le sultan Ahmet Ier fit bâtir une des plus majestueuses mosquées du monde musulman. La tradition rapporte que le jeune souverain de 16 ans, adonné aux plaisirs de son harem (...)
Les mystères des moteurs de recherche et des fils d’actualité sur Internet ont fait que nous sommes tombés sur cet article de l’Express d’octobre 2006 qui nous avait échappé à l’époque et que nous vous livrons parce qu’il reste d’une brûlante actualité. Depuis la publication de cet article, la mort de Hrant Dink est venue démontrer le danger de soutenir un nationalisme contre un autre. Hrant est maintenant étrangement canonisé maintenant par ceux qui naguère le critiquaient violemment pour s’opposer à la (...)
La communauté installée dans l’Hexagone n’a pu bloquer l’adoption de la loi réprimant la négation des génocides. Mais, si la question des massacres de 1915 la divise, elle se rassemble autour de la liberté d’expression. Et s’organise pour, à l’avenir, faire entendre sa voix. Ils ont perdu la bataille mais, cette fois-ci, ils sont allés au combat en rangs serrés. En 2001, lors du vote de la reconnaissance du génocide arménien par le Parlement, ils étaient restés cois. En 2006, lors d’un premier vote par (...)
L’Express - 29/09/2005 Quatre-vingt-dix ans après, le tabou du génocide arménien se brise. A côté d’un discours officiel toujours verrouillé, médias et universitaires redécouvrent un passé longtemps occulté. A l’heure où le pays aspire à rejoindre l’Europe, ce débat passionné fait office de test démocratique Orhan Pamuk est l’un des écrivains turcs les plus célébrés au sein de la république internationale des lettres. Le 16 décembre, ce romancier devrait pourtant être jugé pour « dénigrement public de l’identité (...)
L’Express du 08/12/2005 de notre envoyé spécial Jean-Michel Demetz Ultime décor de l’Empire ottoman, ce palais vit aussi disparaître - ironie de l’Histoire - le père de la Turquie moderne. Qui, s’il lui a préféré une autre capitale, est à Istanbul l’objet d’un culte toujours intact Même aux grands hommes il n’est pas donné de choisir le lieu de leur mort. Toute sa vie, Mustafa Kemal se sera défié de Constantinople et de ce palais de Dolmabahçe. Cette ville, impériale, cosmopolite, émolliente, riche en (...)
L’Express - 16/08/2004 Jean-Michel Demetz, avec Nükte V. Ortaq Athènes et Ankara ne cessent de manifester leur volonté de dialogue tandis que les échanges se multiplient entre artistes, intellectuels ou simples touristes. Mais les sociétés civiles, qui partagent beaucoup, ont une bonne longueur d’avance sur des administrations, qui, elles sont toujours méfiantes L’une porte le fichu islamique, une longue jupe et un chemisier qui descend jusqu’aux poignets. L’autre, une robe courte qui dénude des (...)
L’Express du 15/08/2005 La France veut qu’Ankara reconnaisse les autorités grecques de l’île avant d’entamer les négociations d’adhésion. Perplexité dans les rangs de l’Union Ce n’était donc pas la dernière foucade d’un Premier ministre fiévreux. Après Dominique de Villepin, Philippe Douste-Blazy a confirmé le revirement du gouvernement français : si la Turquie ne reconnaît pas légalement et au préalable les autorités de la partie grecque de Chypre comme seules représentantes de l’île, la France s’opposera à (...)
L’Express - 27/06/2005 Loin de baisser les bras, à l’heure où la zizanie règne au sein de l’Union, les dirigeants d’Ankara s’efforcent d’être au rendez-vous de l’adhésion. Depuis la terrasse du Besinci Kat, ce café branché de Taksim, la vue s’étale, généreuse, sur le Bosphore aux eaux vives. En face, sur la rive encore boisée commence l’Asie et, pour beaucoup d’Européens - Français en tête - le problème. « Les non français et néerlandais ont confirmé l’appréhension des Turcs, analyse l’universitaire Cengiz (...)
