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Carte blanche à Serge Avedikian, soirée cinéma à la Maison d Europe et d Orient le 15 avril 2015

mardi 7 avril 2015, par Açikçay

Carte blanche à Serge Avedikian le 15 Avril 2015 à 19h30

Maison d’Europe et d’Orient

Soirée en présence du réalisateur,
en partenariat avec la 10e édition du festival de cinéma « L’Europe autour de l’Europe ».

Serge Avédikian mène en parallèle une carrière de comédien, de metteur en scène et de réalisateur. Il a réalisé des films d’animation, des documentaires de création, de nombreux courts, moyens et longs-métrages de fiction ainsi que des poèmes cinématographiques.

Nous avons bu la même eau

(2010, 72 mn)
Invité à un festival de théâtre à Istanbul pendant l’été 1987, Serge Avédikian n’avait pu s’empêcher de traverser la mer de Marmara pour retrouver Soloz, le village de son grand-père arménien, Avédis. De cette journée qui n’a jamais cessé de l’obséder, restent des images à demi-volées et inachevées, donnant à voir les traces furtives d’une communauté chassée en 1922 : une église détruite et des pierres tombales, magnifiques, gisantes, dispersées, réemployées ou abandonnées. Mais demeure aussi inachevé le dialogue amorcé avec les habitants. Presque 20 ans plus tard, le réalisateur souhaite Retourner à Soloz, briser le tabou si fortement ancré entre Arméniens et Turcs, et sans délaisser le passé, Retourner les regards vers l’avenir.

Chienne d’histoire

(film d’animation, 15 mn)
Constantinople 1910. Trop de chiens errants dans les rues de la ville. Le gouvernement nouvellement en place, influencé par un modèle de société occidentale, cherche auprès d’experts européens les moyens de s’en débarrasser avant de décider, seul de déporter 30.000 chiens sur une île déserte, au large de la ville. Ce fait historique est profondément méconnu en Turquie, tant les autorités successives se sont évertuées à l’effacer de la mémoire populaire. J’ai été sensible à son caractère symbolique, comme une sorte de présage à une élimination d’un autre ordre, à une autre échelle : le génocide des Arméniens. Mais au delà de ce parallèle (presque trop) évident, c’est la nature perverse des rapports entretenus par les Européens et les Turcs de l’époque qui m’a frappé. Pourtant désireux de se rapprocher des standards de l’Europe, ce gouvernement de transition, entre l’Empire et la Turquie moderne, n’a voulu agir que selon ses propres modèles mentaux, sans que rien ne s’y oppose.
La réalisation du film s’est faite en quatre mois seulement. Le scénario et le story-board ont d’abord entraîné une recherche de matériaux visuels puis un travail intense a suivi, à flux tendu, au sein d’une équipe réduite, composée du peintre, du compositeur d’image, de l’animateur et du compositeur de musique.

Le Scandale Paradjanov

(2015, 95 mn)
Une évocation de la vie mouvementée de Sergei Paradjanov, réalisateur soviétique d’avant garde, à la fois poète, plasticien et touche-à-tout opposé à toute forme d’autorité. Auteur de films cultes, dont Les Chevaux de feu et Sayat Nova, son anticonformisme et son désir d’indépendance, dans un pays qui refuse les artistes déviants, lui valent cinq années d’emprisonnement dans les geôles soviétiques. S’il en ressort meurtri, Paradjanov conserve pour autant son indéfectible sens de l’humour, son excentrisme et surtout sa passion pour l’art et la beauté.

Prix des places : 3 € (abonnés) - 5 € (réduit) - 7 € (plein)

Maison d’Europe et d’Orient3 passage Hennel
75012 Paris

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