Dix jours après le début des premières manifestations contre le gouvernement turco-islamiste, incarné par le premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, la répression étatique vient de franchir un seuil. Le but est on ne peut plus clair. Semer la terreur, faire taire les citoyens, annihiler toute forme de résistance à l’islamisation fascisante de la société, intimider les démocrates par tous les moyens, les priver de leurs droits fondamentaux, mais aussi faire planer dans toutes les villes du pays la menace (...)
Monsieur le premier ministre, c’est la deuxième fois que je vous adresse une lettre ouverte. Dans ma première lettre, à laquelle vous n’avez pas répondu, j’évoquais non pas le procès intenté à mon roman Les Filles d’Allah, accusé de blasphème, car la justice doit être indépendante dans une démocratie, mais le rapport que la direction des affaires religieuses, qui dépend de vous, avait rédigé pour me faire condamner à une peine de prison. J’ai été acquitté au bout d’un an de procédure judiciaire mais le (...)
Recep Tayyip Erdoğan a-t-il jamais réellement voulu que la Turquie intègre l’Union européenne ? Ou bien a-t-il toujours eu en tête le dessein de rendre à la Turquie l’influence ottomane qu’elle avait perdue, de l’ancrer plus à l’est à qu’à l’ouest ?
L’autre nuit, regardant et écoutant le Premier ministre turc tout juste descendu de l’avion qui le ramenait du Maghreb, alors qu’il haranguait les quelques milliers de ses partisans venus l’accueillir à l’aéroport, je me suis souvenue de lui –mais était-ce bien le (...)
Les contestations qui secouent Istanbul et plusieurs autres villes de Turquie traduisent la colère de trois acteurs radicalement différents. Le premier, de loin le plus important, regroupe les intellectuels et une jeunesse de sensibilité de gauche ou écologiste qui rejettent la volonté de l’AKP, le parti au pouvoir, d’imposer sa domination sur le corps, le temps et l’espace. Fort du soutien d’une grande partie de la bourgeoisie provinciale depuis sa conversion à un néolibéralisme à outrance, ainsi (...)
Comment sortir de la crise ? Telle est bien la question qui se pose au gouvernement turc et plus particulièrement à son premier ministre après 4 jours d’occupation du Gezi Parkı sur la place Taksim à Istanbul, qui ont tourné à l’émeute, le 31 mai dernier. Le 1er juin, alors que les tensions restaient très vives, Recep Tayyip Erdoğan qui venait d’affirmer qu’il ne céderait rien, a finalement décidé de retirer la police anti-émeute de Taksim. Ce recul du premier ministre a fait suite à un appel au calme lancé (...)
En tant que citoyen turc inquiet depuis longtemps des carences démocratiques, j’apporte mon soutien au mouvement de contestation pacifique qui consiste à demander au gouvernement Erdoğan de ne plus ignorer les revendications pour les libertés fondamentales.
Dans un pays démocratique, lorsque le pouvoir politique confond la majorité parlementaire et le pouvoir absolu, applique une censure générale par l’intimidation sur la grande majorité des médias, emprisonne des dizaines de journalistes, des (...)
Erdoğan, le sultan, calife ? Une récente déclaration de Bachar el-Assad rappelle le titre du fameux ouvrage de François Georgeon, consacré au sultan Abdülhamit. La chaine anglophone russe Today Russia a en effet diffusé, le 9 novembre dernier, une interview du dictateur syrien (enregistrée au demeurant à une date inconnue), dans laquelle il déclare en particulier : « Erdoğan pense que si les Frères musulmans prennent le pouvoir (en Syrie), il pourra assurer son avenir. Personnellement il croit aussi (...)
Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan n’a jamais été vraiment féministe, mais les femmes en Turquie sont furieuses contre ses derniers propos sur l’avortement. Les critiques disent qu’il essaie de détourner l’attention d’un scandale impliquant un massacre de civils kurdes l’an dernier.
Six lettres, chacune longue de quelques centimètres, écrites sur sa peau nue – c’était la contribution de Madonna à la guerre des cultures en Turquie. Tous ceux qui ont vu les mots « No Fear (Même pas peur !) » (...)
Alors que le parlement s’est lancé, le 8 mai dernier, dans l’élaboration d’une nouvelle Constitution, le débat sur la présidentialisation du régime politique turc vient de rebondir. La Commission de réconciliation, qui représente de façon paritaire les 4 formations disposant de groupes parlementaires, au sein de la Grande Assemblée Nationale de Turquie (AKP, CHP, MHP et BDP), s’est attaquée cette semaine à la rédaction du chapitre de la Constitution, consacré aux droits et libertés. Ce travail est (...)
Fragilisé par la maladie, le Premier ministre turc connaît une période difficile. Après dix années de stabilité politique, son gouvernement est confronté à des luttes de pouvoir au sein de l’Etat.
« Dieu, et Dieu seul, sait combien chacun d’entre nous vivra. Lorsque le moment de mourir arrive, on ne peut pas avancer ou retarder l’échéance », a déclaré le Premier ministre turc mercredi 7 mars (Turk PM attacks cancer rumour, « only God » knows his fate), devant les responsables de son parti. Une manière pour (...)