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Avenir de l’UE

Vers un « groupe des sages » loin de l’idée initiale de Paris

vendredi 7 décembre 2007

Les dirigeants européens devraient inaugurer la semaine prochaine un « groupe de réflexion » sur l’avenir de l’Europe qui, n’en déplaise à la France, devrait débattre peu des frontières de l’UE et beaucoup plus du modèle économique européen et de la lutte contre le réchauffement.

Selon un document distribué mercredi par la présidence portugaise de l’UE aux ambassadeurs des 27 pour préparer le sommet du 14 décembre à Bruxelles, ce « groupe de réflexion » — l’appellation « groupe des sages » a été abandonnée — devra se pencher sur « les défis auxquels sera confrontée l’Europe à l’horizon 2020-2030 ».

Parmi eux, « le renforcement et la modernisation du modèle européen alliant succès économique et responsabilité sociale », « le développement durable », « la sécurité internationale », « les migrations », « la lutte contre le réchauffement climatique », « la lutte contre le terrorisme » et un meilleur dialogue avec les citoyens européens.

Les mots « élargissement » ou « frontières » n’apparaissent pas dans ce texte, qui pourrait être encore modifié d’ici le sommet de vendredi prochain, a précisé jeudi un diplomate européen.

Le texte ne précise pas non plus à ce stade qui pourrait faire partie de ce groupe, qui devra rendre ses travaux en juin 2010.

Les dirigeants européens pourraient décider soit de le limiter à une dizaine de personnes, soit de nommer simplement un président qui choisirait ensuite lui-même ses collaborateurs, a expliqué une source européenne.

Lorsque le président français Nicolas Sarkozy avait émis l’idée d’un « groupe de sages » en juillet dernier, c’était dans l’espoir qu’on y débatte notamment de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne à laquelle il est opposé.

Plusieurs responsables européens l’avaient en effet publiquement averti des conséquences politiques majeures qu’aurait un blocage par Paris des négociations d’adhésion engagées depuis 2005 entre l’UE et la Turquie, obligeant le président français à adoucir sa position.

La présidence portugaise espère que le lancement de ce groupe de réflexion aura pour conséquence immédiate de permettre d’ouvrir avec Ankara deux nouveaux chapitres thématiques sur les 35 qui jalonnent ces négociations.

Comme convenu lors du sommet de Lisbonne du 19 octobre, le groupe de réflexion ne discutera pas des « questions institutionnelles » : tout le monde veut éviter ce sujet après l’échec de la Constitution et le compromis laborieusement trouvé sur un nouveau traité européen, qui doit être signé jeudi à Lisbonne puis ratifié en 2008 dans les 27 pays membres.

Le groupe ne devra pas non plus « examiner les politiques actuelles » ni se pencher sur « les prochaines orientations financières ».

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Sources

Source : Agence France-Presse, 6 décembre 2007, 12h 54.

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