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| Les articles écrits ou traduits par les collaborateurs de Turquie Européenne, les articles publiés par la presse internationale inédits en langue française. |
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Marillac
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Taha Akyol
Tuesday 31 January 2006 - 31/01/2006
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Turquie Européenne et Milliyet, le 28/01/2006
Les débats sur le foulard comme les remous au sein de l’AKP (Parti de la Justice et du Développement, au gouvernement aujourd’hui), permettent à Taha Akyol, chroniqueur et homme de télévision de revenir sur les grandes lignes d’un Islam qui se confronte aux réalités du monde moderne en se diversifiant.
C’est l’un des grands noms de la sociologie religieuse, Max Weber, qui devait établir le rapport existant entre le Protestantisme et le développement du capitalisme. En Inde à cause du Bouddhisme, en Chine pour le Confucianisme et au Moyen-Orient à cause de l’Islam, une économie moderne n’aurait pas pu voir le jour, on n’aurait pas pu aller au-delà d’un « artisanat médiéval ». Tout cela parce que, d’après Weber, ces religions ne se montraient pas favorables à la rationalisation dans un sens pratique, c’est-à -dire en fait à tous les processus de rationalisation que nécessite l’économie moderne, à savoir « le calcul, la productivité, le gain et la gestion de capital ». Par exemple, l’Islam n’était qu’une « religion de guerriers » et n’insistait que sur le butin pas sur la production.
Le plus grand nom de la sociologie wéberienne chez nous, le professeur Sabri Ülgener avait critiqué son maître : au cours de l’histoire, il fut des époques durant lesquelles le commerce en terre d’Islam devait connaître des phases d’expansion de grande ampleur et le Prophète lui-même devait inciter au développement commercial comme s’opposer à l’intervention publique dans ces processus. Par contre dans les siècles de récession, c’est une mentalité médiévale qui devait s’imposer avec tout ce qui s’ensuit : les activités commerciales dénigrées, l’accumulation du capital entravée, les investisseurs envolés.
La religion, mais quels croyants ?
La critique du professeur Ülgener s’est avérée fondée : et aujourd’hui en rentrant dans l’ère de (...)
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Marillac
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Turgut Tarhanli
Sunday 29 January 2006 - 29/01/2006
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Alors qu’Ankara vient d’annoncer un tout nouveau plan d’action en direction d’une solution globale à Chypre, ceux qui n’y ont aucun intérêt rivalisent en procès d’intention. Turgut Tarhanli, professeur de droit à l’Université Bilgi d’Istanbul, spécialiste des questions de droit international et des droits de l’homme (il devait contribuer à la réimplantation de Amnesty International en Turquie au milieu des années 90) applique un raisonnement de juriste à la véritable nature de la question chypriote. L’enjeu : savoir si le différend doit se résoudre dans le cadre de l’UE ou de l’ONU. La réponse a toujours été claire ; les comportements moins. Décryptage d’une valse-hésitation très européenne.
Turquie Européenne et Radikal, le 27/07/2006
Au premier coup d’oeil, il semble que le plan d’action proposé par la Turquie( jeudi 26 janvier 2006) sur la question chypriote ait été minimisé puis refusé par la seconde partie au contentieux chypriote, à savoir les Chypriotes grecs. Par ailleurs, la presse du 26 janvier 2006 rapportait que l’ONU comme les milieux européens le trouvaient positif en principe et par là digne d’examen ; un même son de cloche nous provenait du côté de l’administration américaine.
Ce développement est l’expression d’une initiative appropriée du point de vue de la politique turque sur ce sujet ; initiative qu’il convient d’accueillir positivement. C’est en effet un développement important en cela qu’il résulte d’une initiative diplomatique de la Turquie mais surtout en ce qu’il permet d’attirer l’attention sur l’authentique nature du problème chypriote. Il est d’ailleurs possible de trouver l’essence de cette différenciation parmi les articles de ce plan d’action. En outre, c’est bien ce sur quoi le premier ministre (Erdogan) et son ministre des affaires étrangères (Gül) devaient insister au cours de leurs interventions.
L’essence de la question chypriote, la catégorie dans laquelle elle rentre, est celle d’un différend lié à la paix et à la sécurité internationales. Depuis les années 60-70 jusqu’à aujourd’hui peut-être n’avons nous pas été confrontés à des problèmes qui auraient pu souligner cette nature précise du problème. Et pour cette raison, il peut paraître incompréhensible de voir encore la question chypriote ainsi définie. (...)
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Marillac
Friday 27 January 2006 - 27/01/2006
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Turquie Européenne - 27/01/2006
Une femme tête nue dans une mosquée pourrait déjà surprendre. Lorsqu’elle se joint à un groupe d’hommes lors de la prière du vendredi et qu’elle est, en outre, l’épouse d’un des plus proches conseillers du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, patron de cet AKP (Parti de la Justice et du Développement) qu’on dit « islamiste modéré », tous les éléments sont réunis pour faire de la publication d’une simple photo une source de débats « people », politiques et religieux. L’occasion de jeter un œil sur la pluralité de l’Islam turc.
En début de semaine dernière, la publication par le journal Vakit (tendance islamo-conservatrice dure opposée aux réformateurs regroupés autour d’Erdogan) d’une photo montrant Mme Beyza Zapsu, épouse de Hasan Cüneyd Zapsu l’un des conseillers du premier ministre Erdogan, participant, tête nue, à la prière du vendredi au milieu d’une assemblée d’hommes réunis dans la mosquée Subasi du quartier de Camlica (Istanbul) a rapidement fait le tour du monde médiatique turc.
Hasan Cüneyd Zapsu
L’enjeu politique de la publication de cette photo par le journal Vakit semble se situer au plus près de la lutte de pouvoir livrée aujourd’hui dans les plus hautes instances de l’AKP entre des mouvances idéologiques différentes ou des groupes plus ou moins soucieux de mettre en avant leurs intérêts particuliers et notamment financiers en cultivant une certaine proximité avec le gouvernement. La cible étant en l’occurrence la personne de M. Hasan Cüneyd Zapsu, descendant d’une vieille famille de la bourgeoisie traditionaliste stanbouliote, très bien introduit dans les milieux d’affaire turcs et internationaux, intermédiaire favori entre Tayyip Erdogan et l’administration Bush. Né dans une famille kurde originaire de la zone frontalière avec l’Irak (Hakkari) mais implantée à Istanbul depuis plus d’un siècle, Cüneyd Zapsu incarne l’une des branches de cette bourgeoisie à la fois libérale et traditionaliste dont la convergence des intérêts devait déboucher sur la carrière de Turgut Özal (premier ministre puis président de la (...)
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Marillac
Thursday 26 January 2006 - 26/01/2006
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Turquie Européenne - 26/01/2005
Ancien ministre de l’économie, ancien vice-président de la banque mondiale, aujourd’hui directeur du PNUD choisi par Kofi Annan, Kemal Dervis, 56 ans, figure déjà parmi les personnalités incontournables du centre gauche européen. La sortie de son dernier livre en Turquie - Sortie de crise et démocratie sociale moderne - nous donne l’occasion de revenir sur les avenirs possibles d’une gauche turque qui reste à inventer.
Kemal Dervis
Le 23 janvier sortait en Turquie un livre de Kemal Dervis : celui que les connaisseurs comparent à Jacques Delors pour l’intégrité, sa sensibilité de centre-gauche, son expérience dans les plus grandes institutions internationales et pour le recours qu’il semble toujours incarner au chevet d’une gauche turque exsangue, y revient sur ses responsabilités gouvernementales et le choix de son engagement politique à la fin de l’été 2002.
Le titre évocateur - « Sortie de crise et démocratie sociale moderne » - en dit d’ailleurs long sur les affinités, le sens des décisions passées voire sur les projets qu’il ne cesse pas de nourrir pour son pays alors qu’il occupe le poste de directeur du PNUD (Programme de l’ONU pour le Développement) depuis quelques mois. Sous la plume de cet ancien député CHP (Parti Républicain du Peuple, centre gauche), par crise on entend bien entendu l’effondrement financier de 2001 qui le conduit à prendre les rennes de l’économie turque pour la soumettre aux prescriptions du FMI. Mais aussi, la crise politique et sociale de la Turquie actuelle, qui malgré les années de belle croissance retrouvée n’a toujours pas relevé les défis du chômage et de la politique sociale en général qu’aurait dû relever une opposition de gauche structurée sur autre chose qu’un conservatisme nationaliste des plus étroits.
Le pari manqué
Eté 2002 : la question se posait déjà en ces termes. Kemal Dervis donnerait bien sa chance à un nouveau mouvement de gauche, le Parti de la Nouvelle Turquie (YTP) plus (...)
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Marillac
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Neşe Düzel
Wednesday 25 January 2006 - 25/01/2006
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© Radikal, le 23-01-2006
© Turquie Européenne pour la traductuion
Une interview d’Ergin Cinmen, pourquoi ?
Dans une société, nous avons toutes sortes de possibilités régler des problèmes. Mais la capacité de pouvoir résoudre ces problèmes ne tient qu’à une condition : « qu’un système juridique fiable soit établi. » Tant que le système juridique n’est ni fiable ni solide, les bases de la société s’effritent et rien ne tient en place comme il devrait le faire. La Turquie est aujourd’hui confrontée à l’un de ses principaux problèmes. Tout le monde est persuadé que tant que les dérives du système judiciaire ne seront pas résolues la Turquie ne pourra pas progresser.
Les réflexes de protection de l’Etat plutôt que de la légitimité de nos juristes, dont les conséquenses de la formation insuffisante et erronée se manifeste chaque jour de manière plus évidente, a conduit la justice comme l’Etat à un point limite d’effondrement dans ce pays.
Les soupçons se renforcent à l’endroit de groupes obscurs qui, à l’intérieur de l’appareil d’Etat, recherchent un soutien de la part de la justice avec le mot magique de « protection de l’Etat ». Des soupçons encore étayés par toute une série d’évènements. La libération d’Agca puis celle du sergent de gendarmerie inculpé pour homicide à Semdinli devaient à nouveau faire remonter à la surface tous ces problèmes.
C’est la raison pour laquelle Mme Nese Düzel choisit d’interviewer l’avocat Ergin Cinmen qui fut l’un des leaders du mouvement civique de réaction aux scandales de Susurluk puis de Semdinli pour évoquer les possibles liens entre le monde judiciaire et celui de la contre guérilla, l’état du système judiciaire et la libération d’Agca.
Aujourd’hui, la crise du système du droit turc est devenu le problème numéro 1 en Turquie. Or, ce sujet était tabou depuis des années. On ne l’évoquait pas ou peu. Comment se fait-il que cette institution quasi sacrée soit devenue l’objet de toutes les discussions et de toutes les défiances ?
En fait, aujourd’hui ce n’est pas un problème juridique mais avant tout judiciaire. Le processus européen a d’une certaine façon permis d’aménager notre droit écrit. Mais désormais le système judiciaire connaît de sérieux problèmes dans l’application de ces nouvelles lois. Par exemple, l’annulation par une cour administrative d’une conférence organisée par trois universités sur le thème de la question arménienne est un sérieux manquement aux règles de droit. Mais le pire reste à venir pour notre système judiciaire.
Pourquoi ?
La raison est simple : le processus d’adhésion à l’UE. La structure étatique traditionnelle en Turquie n’est pas conforme aux règles de droit supra national sur lesquelles s’appuient les droits et les libertés de l’individu. Or, à mesure que la Turquie avance sur sa route européenne, les gens, les citoyens tendent à insister de plus en plus fort sur leur désir de démocratie, de droit et de justice. En réponse, un certain nombre de forces qui souhaitent entraver le processus d’adhésion et qui ne sont pas partisanes de la démocratie se servent du juge comme d’une arme dans certaines affaires. Dans ce pays désormais, il n’est plus question d’affrontement droite-gauche. C’est une lutte entre ceux qui sont (...)
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Marillac
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Murat Yetkin
Monday 23 January 2006 - 23/01/2006
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« Après l’affaire Agca, c’est un nouveau scandale qui éclabousse la justice à Beyoglu. Une réforme de la justice s’impose de toute urgence. » Murat Yetkin, correspondant du quotidien Radikal à Ankara, aborde l’affaire Agca sous l’angle de la crise d’un système judiciaire dont la visibilité des décisions est accrue aujourd’hui par la transparence qu’imposent l’UE, les médias et la société civile. La réforme est urgente, réclamée, non sans arrière-pensée par l’opposition : le gouvernement de Tayyip Erdogan se lancera-t-il dans une telle aventure à moins de 20 mois des échéances électorales de 2007 (présidentielles et législatives) ?
© Radikal, le 22/01/2206
© Turquie Européenne pour la traduction
C’est la Cour de cassation qui devait établir l’erreur dans les décisions de justice qui ont abouti à la libération de Mehmet Agca, l’assassin de Abdi Ipekçi. La première chambre pénale de la Cour de cassation se prononçant le 20 janvier sur le recours déposé par le ministre de la justice Cemil Ciçek le 17 du même mois a jugé que les décisions ayant conduit à la libération de Agca n’étaient pas fondées. Que la décision du juge suprême ait été prise aussi vite et à l’unanimité constitue un message fort. Sur ce, Agca devait être appréhendé dans les minutes qui ont suivi par la police d’Istanbul et être remis en prison. C’est désormais au tour de la seconde chambre criminelle de Kartal (Istanbul) dont la décision a été invalidée de se prononcer à nouveau mais à la lumière cette fois des 5 pages de commentaires émis par la Cour de cassation. On s’attend à une correction du calcul de la peine. La Cour de cassation a jugé cette décision de libération anticipée infondée sur trois points :
1- On ne peut pas déduire de la peine infligée pour le meurtre d’Abdi Ipekçi en Turquie, la peine infligée en Italie pour tentative d’assassinat sur la personne du Pape.
2- La peine reçue en Italie a été mal calculée : ce n’est pas 20 ans mais 19 années, 1 mois et 1 jour.
3- Le cas de Agca ne se prête pas à la loi de remise de peine promulguée en 1999 et connue sous le nom de l’amnistie Rahsan (du nom de l’épouse du premier ministre de l’époque, Bülent Ecevit, ndt)
La décision invalidée par la Cour de cassation date du 10 janvier 2006. Elle (...)
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Marillac
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Murat Yetkin
Thursday 19 January 2006 - 19/01/2006
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La libération de Mehmet Ali Agca, militant ultranationaliste et assassin du journaliste de gauche Abdi Ipekçi remet en pleine lumière ce que l’on appelle ici « l’état profond », un tissu de relations serrées entre militaires, mafieux, politiques et militants d’extrême droite. Alors que des attentats survenus Semdinli, à la frontière irakienne, ont semble-t-il impliqué des membres des forces de l’ordre en novembre dernier, l’armée se fend d’une déclaration publique destinée à conjurer le spectre des soupçons pesant sur un éventuel complot au plus haut niveau du pouvoir.
Murat Yetkin, correspondant du quotidien Radikal à Ankara, revient sur cet ensemble de faits, les croisent dans la perspective de la transparence accrue que réclame le processus d’adhésion à l’UE.
Où l’on voit se dessiner le consensus portant sur une réforme profonde du système judicaire.
Où l’on voit le parti d’extrême droite appeler à l’examen de conscience et au droit d’inventaire si ce n’est au devoir de mémoire ...
© Radikal, le 18/01/2206
© Turquie Européenne pour la traduction
La déclaration de l’état-major général de l’armée turque en date du 16 janvier et portant sur le triangle « contre guérilla- Gladio - Etat profond » est à situer dans le contexte plus large d’une période marquée par les débats portant sur deux évènements impliquant la justice et la sécurité en Turquie.
L’un d’eux correspond aux événements qui se sont déroulés à semdinli en novembre dernier ;
quant à l’autre, il concerne la libération de Agca et la polémique qui a suivi. Le jour même de la déclaration de l’Etat-major, le meurtrier du journaliste Abdi Ipekçi, Mehmet Ali Agca se voyait exempté de service militaire par l’académie militaire de médecine de Gülhane. Son caractère antisocial constituant le principal obstacle à ce qu’il accomplisse ses obligations militaires. Mais cette structure mentale du personnage n’a pas empêché qu’il commette un crime, ni qu’il soit puni pour cela. Pourtant la peine dont il a écopé pour l’assassinat d’Ipekçi a été réduite sous d’incroyables proportions et ce, jusqu’à sa libération, grâce aux initiatives d’avocats chevronnés et aux décisions de certains juges. En déposant un recours devant la Cour de cassation le 17 janvier, le ministre de la justice, Cemil Ciçek, a souhaité que l’on procède à une nouvelle évaluation de la durée de la peine quitte à ce qu’on aille jusqu’à l’annulation des décisions de ces juges. Lors d’une allocution à son groupe parlementaire, Deniz Baykal (président du CHP, Parti Républicain du Peuple, centre gauche) s’interrogeait crûment sur le situation dans laquelle se trouve (...)
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Marillac
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Uğur Gürses
Wednesday 18 January 2006 - 18/01/2006
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UÄŸur Gürses, économiste, chroniqueur du quotidien Radikal et consultant économique pour la chaîne d’information CNN-Türk se penche sur le potentiel humain dont la Turquie pourra se prévaloir demain en Europe et dans le monde. A condition bien entendu, de relever le défi de l’investissement dans les secteurs de l’éducation et de la formation.
© Radikal, le 16/01/2006
© Turquie Européenne pour la traduction
On peut se demander si les politiciens turcs jetant, de temps à autre, un �il à la structure démographique de la population turque, tiennent des séances destinées à formuler des politiques concernant l’avenir du pays. Avec quelle fréquence cette idée d’inventer l’avenir s’impose-t-elle à leurs configurations mentales ? Quels seront les facteurs d’évolution déterminants de la Turquie sur les 25 ans à venir ?
En tout premier lieu, bien entendu, le capital humain constitué par la société. La répartition de la population turque selon les groupes d’âge fera partie des éléments déterminants sur le prochain quart de siècle. En gros, ce sont 20 % de la population qui ont moins de 10 ans. C’est un groupe qui d’ici 10 ans commencera à rentrer sur le marché du travail comme à peser dans le corps électoral. La répartition par groupes d’âge de la population montre et ce, particulièrement en ce qui concerne les tranches les plus jeunes, que dans chaque classe d’âge se trouvent en moyenne 1.3 millions de personnes.
La tâche à plus forte valeur ajoutée que l’on puisse mener dès aujourd’hui dans le sens d’un investissement sur l’avenir c’est de faire des budgets de l’éducation et de la formation une priorité. ET il appartient non seulement à l’Etat mais aux entreprises privées d’y contribuer avec un sens élevé de leurs responsabilités sociales. Pourquoi est-ce si important ? Ce sont les indicateurs démographiques de l’UE pour les 25 ans à venir qui rendent compte de la situation.
D’après les données de 2004 concernant la répartition (...)
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Marillac
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Murat Yetkin
Monday 16 January 2006 - 16/01/2006
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« L’agenda international le plus sensible glisse vers le Moyen-Orient. En lice : Ankara, l’Iran, l’Irak et la Palestine. »
Murat Yetkin, correspondant du quotidien Radikal à Ankara, est l’un des journalistes turcs les mieux introduits et les plus au fait des évolutions politiques et diplomatiques du microcosme d’Ankara. Croisant des sources politiques, économiques, militaires et diplomatiques, ses compte-rendus quotidiens font office de « thermomètre » des débats tenus dans la capitale turque. Il revient ici sur la crise iranienne, le dossier israélo-palestinien et l’implication croissante de la Turquie sur l’ensemble de ces dossiers.
© Radikal 13/01/2006
© Turquie Européenne pour la traduction
Le mot selon lequel la lutte avec l’Iran ne sera pas militaire mais diplomatique est du ministre turc des affaires étrangères, Abdullah Gül. Lorsqu’il se fendait de cette déclaration la semaine dernière sur la chaîne CNN Türk, le dernier regain de tension avec l’Iran n’avait pas encore eu lieu. Gül précisait tout de même que lors d’une conversation téléphonique avec son homologue iranien Manuçher Muttaki, il avait rappelé que la Turquie reconnaissait à l’Iran le droit de mener un programme de recherches nucléaires sans pour autant faire en sorte que les inquiétudes relatives à la production d’armes nucléaires s’avèrent fondées et qu’il était par conséquent nécessaire d’instaurer un échange d’informations transparentes et actualisées avec l’AIEA (Agence Internationale à l’Energie Atomique) et l’UE. Pourtant, la dernière montée d’adrénaline devait commencer avec la déclaration de l’administration iranienne de Mahmud Admedinejad de remettre en marche les installations de recherche nucléaire de Natanz près de Téhéran. Immédiatement après cette annonce, le scellés posés par l’ONU en novembre 2004 selon l’accord de Paris sur les centrifugeuses destinées à l’enrichissement de l’uranium ont été brisés par les responsables iraniens. Les parties à l’accord de Paris qui, outre l’Iran, sont Londres, Berlin et Paris ont réagi vivement. Jack Straw, Philippe Douste-Blazy et Frank-Walter Steinmeier se sont réunis à Berlin dans la journée qui devait suivre pour évaluer un événement qu’il considèrent comme le franchissement d’une ligne rouge. Le (...)
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Ahmet Insel
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Marillac
Wednesday 11 January 2006 - 11/01/2006
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Professeur d’économie à Paris I et à Galatasaray, Ahmet Insel décortique l’une des plus belles vaches sacrées du nationalisme turc : la question chypriote. Démocrate convaincu, il n’est d’aucune tendresse pour les nationalismes mimétiques, turcs et grecs, à Chypre. Avec force détails et explications, il revient sur une question complexe qu’il aborde sous l’un de ses aspects les plus douloureux, celui du droit à la propriété des Chypriotes qui ont souffert les exodes de 1974.
« Contrairement à ce que certains peuvent espérer, il n’est pas de solution en République Turque de Chypre du Nord (RTCN) ni sous les pressions de l’UE ni sous les menaces de l’ONU. Désormais les seuls enjeux restent le changement d’attitude de l’AKEL (parti communiste) qui tient une position stratégique, dans le camp grec, au regard d’une solution sur l’île, ou bien le retournement des électeurs de l’AKEL vers des partis favorables à une solution. »
© Radikal 2, le 08/01/2006
© Turquie Européenne pour la traduction
Après le débarquement turc à Chypre de 1974, ce furent plus de 120 000 Grecs qui fuirent au sud et quelques 65 000 Turcs qui se réfugièrent au nord de l’île. Et c’est le problème des droits de propriété de ces personnes parties sur les routes de l’exode en laissant derrière elles l’ensemble de leurs biens qui a constitué l’un des principaux blocages du processus de paix à Chypre. Le front partisan du taksim (la partition) mené par Rauf Denktas (le premier Président de la RTCN, ndlr) a depuis défendu une « solution globale d’échange et d’indemnisations » dans le but de rendre définitif le bipartisme ethniquement homogène qu’avaient rendu possible les deux exodes réciproques de 1974. C’est l’idée même de rendre leurs biens aux Grecs qui était refusée. Les biens abandonnés au nord ont été saisis. La part de la communauté turque dans les terres et les biens publics couvrait jusqu’en 1974 environ 24 % de la superficie insulaire. La RTCN a, quant à elle, été fondée sur 37 % de la même superficie. Par conséquent, il est apparu impossible de trouver quelque solution que ce soit sous la forme d’un échange. Le quartier de Maras à Famagouste a été occupé mais n’a pas été ouvert à l’installation des Turcs dans la perspective d’un troc éventuel. Comme la possible cession de Maras n’aurait évidemment pas suffi, celle de la région de Güzelyurt était implicitement acceptée comme prix d’une éventuelle solution globale sur l’île.
La loi de 1977 sur l’implantation, la distribution de terres et sur les biens de même valeur (la célèbre loi (...)
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| En bref |
16 janvier 2010
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La Turquie envoie de l’aide à Haïti
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La Turquie a débloqué 695.000 euros et dépêché des secouristes et des vivres pour les sinistrés du séisme en Haïti, a indiqué samedi le ministère des Affaires étrangères. Trois avions militaires ont décollé samedi pour Haïti et un quatrième devait suivre dimanche, transportant 40 tonnes de vivres et équipements, ainsi qu’un hôpital de campagne,. Une équipe de 10 secouristes et une vingtaine de membres du personnel médical devaient se joindre aux opérations de secours, selon le ministère qui souligne que neuf secouristes turcs sont déjà sur place.
25 novembre 2009
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Le Courrier de la Turquie N°10 - Octobre 2009
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est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
Voir
10 octobre 2009
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Le Courrier de la Turquie N°9 - Septembre 2009
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est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
Voir
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| www.infomaniak.ch |
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