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François Busnel
lundi 7 décembre 2009 - 07/12/2009
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Marie NDiaye, Antonio Tabucchi, Nedim Gürsel : trois écrivains dont la liberté d’expression a été récemment remise en cause.
Disons les choses sans réserve : lorsqu’un homme politique, quelle que soit son appartenance, exige des écrivains qu’ils se taisent, c’est le signe que les temps sont, en effet, devenus irrespirables. "Irrespirable". C’est pour cet adjectif que Marie NDiaye subit depuis des semaines l’ire du député UMP Eric Raoult, ex-ministre de l’Intégration. Il aura fallu deux mois à notre vigilant républicain pour lire l’entretien accordé par Marie NDiaye aux Inrockuptibleset s’émouvoir des propos critiques tenus par celle qui, à l’époque, n’avait pas encore reçu le prix Goncourt. Dans cet entretien publié à la mi-août, la romancière expliquait son choix de vivre à Berlin à cause notamment de l’atmosphère qui règne, selon elle, dans la France de Nicolas Sarkozy. Crime de lèse-majesté, estime Raoult qui appelle aussitôt les écrivains lauréats du Goncourt à un "devoir de réserve" comme on rappelle à l’ordre un sous-ministre ou un députaillon qui a marché hors des clous. Depuis, face à la bronca quasi unanime, le "devoir de réserve" s’est mué en devoir de "modération". Raoult baisse d’un ton, mais fait toujours comme si le Goncourt était un colifichet décerné par l’Etat...
Faut-il s’émouvoir des propos d’un député français ou bien les ranger dans le lourd dossier des dérapages verbaux de nos édiles, puis classer l’affaire entre sourire et soupir ? A bien y regarder, cette sortie est moins insignifiante qu’on ne le (...)
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Bülent Ersoy, la très populaire chanteuse transsexuelle turque, est jugée en vertu de l’article 318 du code pénal turc, pour s’être exprimée contre les pertes en vies humaines de l’opération en Irak , sur la chaîne Star TV au cours de l’émission Popstar Alaturka, du 24 février 2008.
La diva transsexuelle, Bülent Ersoy, vient de comparaître à une audience du tribunal de Bakirköy à Istanbul. Elle est accusée d’avoir voulu attenter au service militaire, pour avoir affirmé lors d’une émission de télévision de la chaîne Star TV, que si elle avait un fils elle n’aurait pas voulu qu’il participe aux opérations militaires contre le PKK en Irak. Bülent Ersoy s’est défendue en disant qu’elle s’était contentée de prôner la recherche d’une solution à ce conflit qui épargnerait les vies humaines. Elle a ajouté qu’elle avait le droit d’exprimer son opinion comme n’importe quel artiste né et ayant grandi en Turquie et qui y paie ses impôts.
"Si considérer que la recherche d’une solution est préférable aux morts serait de la trahison ou de la propagande contre le service militaire, c’est qu’il y a un malentendu. Je suis ici parce que j’ai été mal comprise".
Le procureur a ouvert une procédure à la suite d’une plainte déposée par une dizaine de plaignants. Il a basé son accusation sur l’affirmation que chaque Turc naissait soldat et sur le fait que les propos de la diva avaient été retransmis sur la chaîne kurde Roj-TV.
Si j’avais donné naissance à un fils et qu’ensuite j’avais enterré mon enfant.
Lors de cette émission, la star (...)
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Saadet Coskun
lundi 11 août 2008 - 11/08/2008
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La polémique engendrée par l’article 301 du Code pénal turc limitant la liberté d’expression a pris fin le mercredi 30 avril 2008. Après huit heures d’intenses discussions, le Parlement a adopté la modification de l’article par 250 voix contre 65.
Ces deux dernières années, l’article 301 a été la cause de nombreux procès à l’encontre de journalistes et d’écrivains, tels Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature, Elif Safak, auteur du livre « La bâtarde d’Istanbul » ou Hrant Dink, le rédacteur en chef du journal turco-arménien Agos, assassiné l’an dernier.
En effet, ce texte, considéré comme l’un des plus grands obstacles à la liberté d’expression dans le pays, stipulait : « Le dénigrement public de l’identité turque, de la République ou de la Grande Assemblée nationale turque sera puni de six mois à trois ans d’emprisonnement. » A cet égard, on remarquait que les peines variaient en fonction du lieu où la faute était commise : « Dans les cas où le dénigrement de l’identité turque est commis par un citoyen turc dans un autre pays, la peine est alourdie d’un tiers ». Le dernier alinéa de l’article en question, ajouté lors des réformes réalisées en 2005, précisait certes : « L’expression d’une pensée à visée critique ne constitue pas un délit ». Cependant, la frontière entre la critique et le dénigrement restant très floue, il était difficile aux journalistes et aux écrivains de ne pas la franchir, un jour ou l’autre.
Avec cette réforme, le nouvel article 301 est ainsi rédigé : « Le dénigrement public du peuple turc, de l’Etat turc, (...)
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Guillaume Perrier
mardi 22 juillet 2008 - 22/07/2008
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Quel est le point commun entre le parti islamo-conservateur au pouvoir en Turquie, l’association gay et lesbienne d’Istanbul et le site Internet YouTube ? Tous les trois sont les victimes récentes de la justice turque. L’AKP, le parti au pouvoir, attend sa mort programmée. Jeudi 3 juillet, ses représentants doivent présenter leur défense devant la Cour constitutionnelle. Le parti du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, élu avec 47 % des suffrages à l’été 2007, est sous le coup d’une procédure en interdiction menée par les juges et dont l’issue ne fait plus de doute pour les Turcs.
Contraires aux "valeurs morales"
L’AKP est accusé par la justice de comploter contre le régime laïque et de vouloir instaurer la charia avec l’assentiment des "impérialistes américains"... L’organisation homosexuelle, Lambda, a été interdite fin mai. Un tribunal d’Istanbul a estimé que ses activités étaient contraires aux "valeurs morales et à la structure familiale turque".
Quant au site de partage de vidéos YouTube, c’est la quatrième fois en moins d’un an que la justice ordonne sa fermeture. A chaque fois pour le même motif : la mise en ligne par des internautes grecs de vidéos mettant en doute les moeurs sexuelles du fondateur de la République turque, Mustafa Kemal. Un blasphème pour les gardiens de la République.
Critiquée pour ces procès controversés, la justice reste droit dans ses bottes, fidèle à sa ligne politique. "Il faut respecter les jugements, souffle un membre de la Cour de cassation, exaspéré. Les critiques (...)
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AFP
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Guillaume Perrier
mardi 6 mai 2008 - 06/05/2008
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1er mai 2008 à Istanbul - Photo AA
Istanbul est en état de siège et un parfum poivré de gaz lacrymogène flotte depuis ce matin tout autour de la place Taksim.
La place transformée depuis hier soir en un camp retranché digne de la citadelle d’Alamut, est survolée par des hélicoptères et chacune des rues d’accès est fermée par des centaines de policiers anti-émeutes. Voir les images d’Anadolu Ajansi.
Dans tout le quartier de petits groupes de militants communistes ou anarchistes tentent d’approcher au plus près de la place et affrontent brièvement les forces de l’ordre à coups de cocktails Molotov et de pavés, tentent d’installer des barricades avec le mobilier urbain. Mais en face, 30.000 hommes sont mobilisés, les canons à eau et les véhicules blindés sont de sortie. Une eau teintée de rouge arrosait la foule rassemblée à Sisli.
Les syndicats qui avaient décidé de marcher de Sisli vers la place Taksim, bravant ainsi l’interdiction de toute manif à Taksim prise comme chaque année par le gouverneur d’Istanbul, ont finalement renoncé . Le gouverneur Muhammer Güler et le gouvernement turc sont vivement critiqués pour un usage de la force jugé excessif… Le siège du syndicat Disk, à Sisli, a été bombardé de grenades lacrymogènes et de nombreux militants ont été rudoyés par la police. Le service d’urgence d’un hôpital a également été touché par une bombe lacrymogène égarée. Plus de 500 personnes ont été arrêtées selon la chaîne NTV.
Guillaume Perrier
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1er mai sous tension en Turquie : premiers incidents à (...)
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Emine Özcan
Tuesday 6 May 2008 - 06/05/2008
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Journalists do not draw a picture of a “contemporary” country, when it comes to the freedom of the press and the way the journalists are treated in Turkey.
Today is the World Press Freedom Day…Bianet interviewed journalists from local and national media. While Mete Çubukçu from NTV points out that “This year May Day spoke for May 3 World Press Freedom Day in Turkey by the way the journalists were treated”, Erkan Çapraz of Yüksekovahabercom, who is under investigation for Article 301, says that “Like these investigations, we face many obstacles while making the news. The strange thing is that we are not baffled anymore”.
Burcu Taner from Ege Telgraf Gazetesi says that “From the perspective of the freedom of expression, there is a better chance of being creative in the local media compared to the national media.
Quit working in the national media just recently, Aysel Kılıç believes that there is no freedom of the press, adding “Neither a state nor any power likes to have its own truths revealed, nor enjoy facing an opposition”.
Çubukçu: Attacks on journalists, loss of social rights and Article 301
Çubukçu shows as an example what happened in Taksim during the most recent May Day:
“This year May Day spoke for May 3 World Press Freedom Day. The fact that especially the journalists were targeted shows the kind of mentality, the kind of perspective shared in regards to the journalists.”
Saying “above all, the abrogation of the social rights or some of them and the insistence on this shows how (...)
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Marc Semo
lundi 5 mai 2008 - 05/05/2008
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Dénoncé de longue date comme « liberticide » par les organisations de défense des droits de l’homme, l’article 301 du code pénal turc sanctionnant les atteintes à la « turcité » (identité turque) a été amendé, le 30 avril, par le Parlement dominé par l’AKP (Parti de la justice et du développement, issu du mouvement islamiste) du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.
Sourde oreille. Un nouveau code pénal, censé être plus libéral, avait été instauré en 2005, quelques mois avant l’ouverture des négociations d’adhésion à l’Union européenne (UE). Mais le 301 et une demi-douzaine d’autres articles du même genre ont permis à des organisations nationalistes de déposer des séries de plaintes qui ont entraîné les inculpations de plus d’une centaine d’intellectuels, dont le prix Nobel Orhan Pamuk pour avoir évoqué le génocide arménien de 1915, ou le professeur de science politique Baskin Oran, auteur d’un rapport accablant sur la situation des minorités. Même si la quasi-totalité de ces procédures ont finalement abouti à des non-lieux, Bruxelles exigeait l’abolition de ce texte. Jusqu’ici, l’AKP faisait la sourde oreille pour ménager une opinion publique très « patriote ». Désormais menacé d’une procédure d’interdiction pour « activité antilaïques » par la Cour constitutionnelle, le parti au pouvoir, après quatre ans de quasi-immobilisme en matière de démocratisation, retrouve sa veine réformiste pour avoir le soutien de l’UE face à l’armée et aux durs du camp laïc.
Le changement reste néanmoins très limité. L’amendement remplace le (...)
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Izel Rozental
dimanche 16 mars 2008 - 16/03/2008
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Tan Oral, connu dans le monde entier comme un des maîtres du dessin de presse turc ainsi que comme une personnalité remarquable et un bon ami de tous les dessinateurs, vient d’être renvoyé de "Cumhuriyet’ le plus sérieux et prestigieux journal de gauche de Turquie, pour lequel il travaillait depuis 1976.
La raison de ce renvoi est une escroquerie minable commise par un autre journal Turc "Yeni Safak" réputé plutôt conservateur et proche du gouvernement AKP.
La semaine dernière une jeune journaliste de "Yeni Safak",a interviewé Tan à l’occasion de ses 50 ans de caricatures en Turquie. Et, après un entretien de près de deux heures, comme elle se sentait plus familière avec l’artiste, elle a demandé à voir le dessin qui devait être publié le matin suivant dans ’Cumhuriyet". Tan , naïvement, lui signa et lui remit comme souvenir à condition qu’elle ne le publie pas.
Le jour suivant, le dessin apparaissait sur la une de "Yeni Safak" Avec un sous-tire mentionnant que le dessin avait été réalisé en exclusivité pour "Yeni Safak". Evidemment, le même dessin figurait le même jour à l’emplacement réservé à Tan Oral dans "Cumhuriyet". Tan protesta vigoureusement auprès de Yeni Safak qui publia le jour suivant une courte note d’excuses. Mais cela constitua un excellent prétexte et une opportunité pour le Rédacteur en Chef de Cumhuriyet de renvoyer Tan qui dessinait de temps en temps des caricatures allant à l’encontre de la ligne éditoriale du journal.
Tan est maintenant au chômage ( !). Il n’a jamais sauté sur les (...)
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Sevil Budak
lundi 3 mars 2008 - 03/03/2008
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Si les Constitutions sont des textes fondamentaux pour une nation, les lois pénales et surtout les codes pénaux, ont aussi beaucoup d’importance : ils concrétisent les libertés fondamentales. C’est pourquoi l’UE a insisté pour l’adoption d’un nouveau code pénal en Turquie.
Pourtant le maintien d’articles comme l’article 301 dans le code pénal, relatif à l’injure à l’identité turque, mécontente toujours. En effet, les nombreuses poursuites entamées ces dernières années contre journalistes, éditeurs et écrivains sont pointées du doigt par les organisations non gouvernementales.
Le gouvernement subit des pressions de la part des activistes et des intellectuels turcs mais aussi de la part de l’Europe qui guette attentivement la situation des droits de l’Homme et son évolution. Tous ont condamné à maintes reprises les restrictions concernant, non seulement la liberté d’expression, mais aussi la liberté de la presse. Ces restrictions constituent en effet des violations incontestables des standards internationaux, notamment du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par la Turquie en 2003.
Héritage idéologique
En considérant l’exposé des motifs de l’article 301, le ciment idéologique sur lequel il repose est mis en évidence tout comme les débats qu’il suscite. L’action d’injurier publiquement la nation turque, la République, la Grande Assemblée Turque tout comme le gouvernement, les organes du pouvoir judiciaire, les forces militaires ou de sûreté de l’Etat constitue un délit. Le concept (...)
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Marie-Antide
vendredi 29 février 2008 - 29/02/2008
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Asli, Meltem et Gul sont trois amies d’enfance. Elles habitent à Usküdar, quartier populaire et traditionnel au bord du Bosphore, face à la Tour de Galata. Elles se connaissent depuis l’école primaire et ont eu la chance de se retrouver étudiantes à l’Université d’Istanbul. Toutes les trois portent le türban, ce voile habilement ajusté par de fines épingles autour du visage et du cou qui ne laisse pas passer les petits cheveux. Asli le porte par tradition familiale, comme sa mère, ses tantes et sa grand-mère, originaires de Konya, Meltem le porte par conviction religieuse et Gül, parce que son fiancé le lui a demandé.
Chaque matin, elles traversent le Bosphore en vapur, le ferry maritime, puis prennent le tramway qui les dépose près de l’entrée de l’Université. Toutefois, avant de franchir les imposantes portes ottomanes de cette institution, elles passent chez leur amie Canan … pour échanger le voile contre une perruque, en cheveux synthétiques, mi-longs et bruns. Avec le voile en effet, elles n’auraient pas l’autorisation de pénétrer sur le campus. Décision des militaires lors de leur dernier coup d’Etat, en 1981 !
Or la semaine dernière, les députés ont pris une décision qui pourrait leur faciliter la vie : ils ont approuvé, par une majorité de 404 voix sur 505, l’autorisation du port du voile dans les universités. Un symbole vient de tomber, ce qui provoque de vives réactions comme en témoignent les marches de protestation de centaines de milliers de personnes à Ankara les deux derniers week-ends. (...)
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| En bref |
16 janvier 2010
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La Turquie envoie de l’aide à Haïti
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La Turquie a débloqué 695.000 euros et dépêché des secouristes et des vivres pour les sinistrés du séisme en Haïti, a indiqué samedi le ministère des Affaires étrangères. Trois avions militaires ont décollé samedi pour Haïti et un quatrième devait suivre dimanche, transportant 40 tonnes de vivres et équipements, ainsi qu’un hôpital de campagne,. Une équipe de 10 secouristes et une vingtaine de membres du personnel médical devaient se joindre aux opérations de secours, selon le ministère qui souligne que neuf secouristes turcs sont déjà sur place.
25 novembre 2009
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Le Courrier de la Turquie N°10 - Octobre 2009
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est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
Voir
10 octobre 2009
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Le Courrier de la Turquie N°9 - Septembre 2009
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est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
Voir
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| www.infomaniak.ch |
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