|
| |
|
|
Bilgehan Erçok
mercredi 17 juin 2009 - 17/06/2009
|
| |
La Cour des Justice des Communautés Européennes (CJCE) de Luxembourg a rendu récemment un arrêt qui a fait couler beaucoup d’encre en Turquie. En effet, l’arrêt Soysal de février dernier, qui s’appuie sur le protocole additionnel à l’accord d’association entre l’Europe et la Turquie, lèverait en partie les obstacles à la libre circulation des ressortissants turcs dans l’Union Européenne (UE). Les médias turcs ont ainsi déjà évoqué une disparition des visas… Pas si simple… Retour sur les détails de cette affaire…
L’accord d’association entre la Communauté économique européenne et la Turquie, signé le 12 septembre 1963, ainsi que le protocole additionnel du 23 novembre 1970 (entrée en vigueur le 1er janvier 1973), régissent les relations entre la Communauté et la Turquie. Ce protocole a la même force contraignante que l’accord d’association lui-même, pour les Etats membres et les institutions communautaires. Aucune réglementation communautaire ou nationale des Etats membres ne devraient donc en principe contrevenir à ces deux textes.
Alors même que l’article 41 paragraphe 1 du protocole additionnel de 1973 pose le principe selon lequel il existe une interdiction globale d’aggravation des droits des ressortissants turcs y compris dans leur droit d’admission et de séjour, les Etats membres de l’UE ainsi que les institutions communautaires ont commencé, dans les années 1980, à adopter des textes posant des conditions supplémentaires concernant l’accès des ressortissants turcs sur le territoire de l’UE. Parmi ces (...)
|
|
|
| |
|
|
Claire Stam
mardi 12 août 2008 - 12/08/2008
|
| |
De plus en plus de diplômés, parfois très qualifiés, d’origine turque choisissent de faire carrière en Turquie. Manque de perspectives professionnelles en dépit de leur niveau, sentiment de discrimination mais aussi volonté de saisir les opportunités du dynamisme économique turc…Le monde politique allemand commence à saisir l’ampleur du phénomène quand la pénurie de main-d’œuvre hautement qualifiée devient un enjeu économique.
Il n’existe pas de données suffisamment fiables pour quantifier le nombre de candidats au départ, il n’en demeure pas moins que « la tendance est évidente. » Dirk Hahn, chercheur au Centre de recherche turque, sonne l’alarme : « Si ce mouvement d’émigration se poursuit, alors ce serait une véritable déclaration de faillite pour la politique d’intégration allemande. Car comment motiver les jeunes issus de l’immigration de poursuivre leurs études pour décrocher des diplômes si même les plus qualifiés s’en vont ? » Le mouvement vers le Bosphore a commencé dans les années 90, quand les artistes allemands d’origine turque ont découvert une atmosphère favorable à la création dans les principales métropoles turques. Or, c’est au tour des ingénieurs, professionnels de la santé, spécialistes des technologies de l’information ou encore linguistes, de prendre le relais – des spécialistes qui font de plus en plus défaut en Allemagne. Certains s’installent définitivement en Turquie, d’autres font la navette entre les deux pays.
Rigidité du monde politique, raideur des acteurs économiques
L’Allemagne compte (...)
|
|
|
| |
|
|
Euronews
-
Göksin Sipahioğlu
mercredi 7 mai 2008 - 07/05/2008
|
| |
Göksin Sipahioğlu - Euronews
Rencontre avec Göksin Sipahioglu, dans les rues du quartier latin à Paris. A 81 ans, ce parisien d’adoption, d’origine turque, est reconnu comme l’un des plus grands photo-reporters de son temps. Fondateur de la célèbre agence photo SIPA, revendue il y a quelques années, il vient de publier un recueil des instants qu’il a immortalisés en photo, lors les événements de Mai 68 à Paris. 40 ans plus tard, au gré d’une promenade sur les lieux qui furent au coeur de la révolte étudiante, ce grand témoin de l’histoire contemporaine livre à Euronews quelques uns de ses souvenirs.
Göksin Sipahioglu
"C’est le journal de dimanche-lundi du 12 mai... C’est l’émeute.. et derrière sur une plein page, quand Paris s’est réveillée..et on voit ça. Et moi je suis là ! Comme je travaillais pour un journal turc, à ce moment là j’étais correspondant du journal Hurriyet, ils ont eu la photo par l’AFP (Agence France Presse). Ils m’ont reconnu et ils ont écrit là, "notre correspondant Goskin Sipahioglu, et là, "Ici c’est pas le Vietnam, c’est Paris".
Euronews
"Vous étiez correspondant depuis 2 ans à Paris, vous aviez couvert pas mal d’événements, au Sinaï, à Cuba, en Albanie, enfin un peu partout...
G. Sipahioglou
...Oui mais à Paris je n’avais rien fait ! C’est à dire avant j’avais fait des sujets pour des magazines avec des peintres turcs à Paris..Mais ca c’était un supplice pour moi ! Et c’était un événement assez important, même très important ! C’était la premiere fois qu’on voyait quelque chose come ca se (...)
|
|
|
| |
|
|
Yusuf Kanli
Tuesday 15 April 2008 - 15/04/2008
|
| |
A splendid office in Stockholm… A “Turkish Swede” manager of a not such a small company involved in investments in several dozens of countries, including Turkey, shared some of his extremely valuable time exchanging opinions with a group of guests “from the motherland” on “What’s happening in the motherland?” on the one hand, rising xenophobia across Europe and the reflection of it on the Turks living in Europe.
The situation has been getting all the more difficult at home for Turks because of the closure case at the Constitutional Court against the ruling Justice and Development Party (AKP). Workers were angry about the Social Security Reform package – indeed they claim it will be a “deform,” taking away many existing rights of the working population. Industrialists and businessmen have been worried that if the existing clouds over Ankara are not urgently diffused through a consensus among political parties – that is through a political process – the Turkish economy, which has been sounding the alarm for some time, might go astray once again.
The Turkish Swede manager explained developments in the global economy, the importance of Turkey remaining anchored to the European Union membership bid and expressed hope that there were “sufficient wise men” in Ankara who might realize the urgency of “putting the house in order at once.” He stressed that the AKP must realize the “limits” and should stop stretching Turkey further than those limits.
A “Turkish Dane” waiter working at a (...)
|
|
|
| |
|
|
Pierre Girard
vendredi 11 avril 2008 - 11/04/2008
|
| |
« Joyeuses Pâques ! » La formule était sur toutes les lèvres ce week-end, en Allemagne, et même sur le site Internet du ministre de l’Intérieur. Dans un pays où la religion figure au rang des matières enseignées à l’école et où les Eglises bénéficient d’un impôt, la prééminence chrétienne est à peine voilée.
« Avancée »
Dans ce contexte, l’Allemagne vient d’adresser un signe important à ses 3,3 millions de musulmans, dont une majorité (1,8 million) est issue de l’immigration turque. Elle veut introduire à l’école des cours d’islam en allemand. La mesure a été annoncée le 13 mars par la trentaine de représentants de l’Etat et des organisations religieuses, membres de la Conférence allemande de l’islam.
« Nous nous sommes mis d’accord pour nous engager dans cette voie », a souligné le ministre de l’Intérieur, Wolfgang Schäuble. « Une avancée énorme » , de l’avis même du porte-parole du Conseil de coordination des musulmans (KRM), Bekir Alboga.
Les écoliers allemands bénéficient en effet de cours de protestantisme, de catholicisme, d’orthodoxie et de judaïsme. Mais pas encore d’islam. Pour autant, la nouvelle matière ne devrait pas figurer à l’emploi du temps des écoliers allemands avant cinq ans, estime le gouvernement. A en croire les professionnels de l’éducation, qui jugent la prévision trop optimiste, le délai pourrait être plus long. « La réflexion durera au moins le temps qu’une génération d’écoliers achève sa scolarité » , affirme le président du syndicat d’enseignants DL, Josef Kraus.
Dans le système allemand, les (...)
|
|
|
| |
|
|
Sebahat Erol
mercredi 9 avril 2008 - 09/04/2008
|
| |
Environ 400 étudiants turcs de France étaient réunis les 5 et 6 avril au Palais universitaire à Strasbourg, lieu hautement symbolique tant dans la construction de l’Union européenne que par la présence à l’université Marc Bloch d’un département de turcologie.
M. Paul Dumont, directeur de ce département de turcologie, a souligné, dans son discours d’introduction au Congrès, les liens forts entre l’Alsace et la Turquie dès le Moyen-Age, liens parfois conflictuels qui ont tout de même amené les Alsaciens à s’intéresser à la Turquie et à la langue turque et à poursuivre une tradition d’accueil de nombreux étudiants turcs venant de Turquie. Mme Catherine Trautmann, députée européenne et ancienne maire socialiste de Strasbourg, a également insisté, dans un discours d’ouverture très favorable à l’adhésion de la Turquie à l’UE, les liens historiques qui lient la France et la Turquie, liens qu’on a tendance à oublier aujourd’hui ; elle a également rappelé la présence d’une importante communauté turque en Alsace qui, selon elle, sera « la meilleure ambassadrice de la Turquie » dans son projet d’adhésion à l’UE.
Trois conférences suivent les discours d’ouverture : « Que promet l’UE à la Turquie ? », « Comment les jeunes Turcs possédant une double culture peuvent-ils orienter leur avenir ? », « Les relations franco-turque sur les plans socio-économique et culturel ». La question de l’adhésion de la Turquie à l’UE était donc au cœur des débats, parfois de façon obsessionnelle dans les questions posées par les étudiants qui ont souvent (...)
|
|
|
| |
|
|
Duygu Korhan
vendredi 7 mars 2008 - 07/03/2008
|
| |
3.8 millions d’immigrés turques vivent dans l’Union européenne. Aydin Ozturk, 50 ans, s’est installé à Odense, au Danemark, avec sa compagne danoise. Histoire d’une intégration réussie.
16 avril 1980. Un navire privé appartenant à la riche famille turque Sadikogullari accoste à Nakskov, au sud du Danemark. Aydin Ozturk, un membre de l’équipage âgé de 23 ans, est immédiatement frappé par le contraste entre sa ville natale, Istanbul, la plus grande ville de Turquie, et cette bourgade danoise.
Avec une population de 5 millions d’habitants (ils sont 15,2 millions aujourd’hui), Istanbul grouille d’activités. Ici, Aydin ne voit que quelques voitures et des passants en route pour leur travail. Alors qu’il rentre dans une petite épicerie du coin, c’est le coup de foudre : le jeune turc jette son dévolu sur une jolie blonde, employée du magasin.
Elle s’appelle Liz. Le couple traduit les mots de l’amour dans un anglais hésitant. Quand Aydin rentre à Istanbul, ils gardent contact. Liz, à seulement 18 ans, décide de partir pour Istanbul, après avoir convaincu ses parents, en proie à de nombreux préjugés, de ses sentiments pour le jeune turc. Deux mois plus tard, ils se marièrent. En 1980, le coup d’Etat de l’armée turque les oblige à retourner vivre auprès des parents de Liz, à Nakskov. Elle tombe enceinte et Aydin passe une année à apprendre le métier de soudeur. Une formation qui lui permet de trouver un emploi au chantier naval de Copenhague. Pendant son temps libre, il joue au football en ligue professionnelle de 3e (...)
|
|
|
| |
|
|
Effy Galacteros
mardi 4 mars 2008 - 04/03/2008
|
| |
Dimitris Christofias Nouveau Président de la République Chypriote
On sent le printemps dans les rues de Nicosie et comme un air d’espoir retrouvé pour une reprise du dialogue interchypriote. Le communiste Dimitris Christofias a remporté hier le second tour de l’élection présidentielle, avec 53,4 % des voix, et il a lancé « un message d’amitié aux Chypriotes turcs », les appelant « à un combat commun pour réunifier notre patrie et pour gérer nos affaires sans intervention étrangère ».
Son challenger, le centre droit Ioannis Kasoulides, qui a obtenu 46,5 % des suffrages, est quant à lui encore plus convaincu de la nécessité de trouver une solution rapide à la division de l’île.
L’élimination, dès le premier tour, du président sortant, Tassos Papadopoulos, nationaliste arc-bouté sur son refus de tout compromis avec la partie turque, montre que les choses bougent dans la partie grecque de l’île. La République de Chypre, 650 000 habitants, seule autorité internationalement reconnue, a adhéré à l’Union européenne en 2004, malgré le refus par référendum des Chypriotes grecs du plan de paix de l’ONU proposant l’instauration d’une « fédération bizonale et bicommunautaire ». Ce plan avait en revanche été accepté par la population de la République turque de Chypre du Nord (RTCN), 200 000 habitants, créée après l’invasion du nord de l’île en 1974 par Ankara et reconnue seulement par la Turquie.
Invasions
Fini les tergiversations et les demies ouvertures. Il y a urgence, accentuée par l’indépendance du Kosovo. « Les temps où l’on (...)
|
|
|
| |
|
|
Cécile Calla
mardi 12 février 2008 - 12/02/2008
|
| |
Le résultat des élections en Hesse, où l’Union chrétienne-démocrate (CDU) a essuyé de lourdes pertes, le 27 janvier, a relancé le débat sur l’orientation du parti de la chancelière allemande Angela Merkel. Plusieurs dirigeants ont pris leurs distances, jeudi 31 janvier, avec le ministre-président de Hesse, Roland Koch (CDU), à l’origine d’une campagne électorale controversée sur la délinquance des jeunes issus de l’immigration.
Dix-sept personnalités de la CDU ont critiqué cette stratégie dans une lettre publiée dans l’hebdomadaire Die Zeit : « La politique d’intégration est tellement fondamentale pour l’avenir de notre pays qu’on ne peut pas la dégrader au rang d’un sujet de campagne électorale », écrivent-ils. Parmi les signataires, le maire de Hambourg, Ole von Beust (CDU), qui affronte le verdict des urnes le 24 février, ou Ruprecht Polenz (CDU), président de la commission parlementaire des affaires étrangères.
En plus de cette lettre, qui en a surpris plus d’un au sein de la CDU, plusieurs chrétiens-démocrates s’en sont pris directement à M. Koch. « Une exagération comme dans la campagne électorale en Hesse ne sert pas l’intégration », a dénoncé la secrétaire d’État chargée de l’intégration, Maria Böhmer, après une rencontre avec les représentants des fédérations d’immigrés, mercredi 30 janvier. « Koch a fait des erreurs », a renchéri Jörg Schönbohm, ministre de l’intérieur dans le Brandebourg.
Pour éviter de donner l’image d’une CDU divisée, la chancelière Angela Merkel est intervenue pour défendre le (...)
|
|
|
| |
|
|
M G
lundi 11 février 2008 - 11/02/2008
|
| |
« L’hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu. »
François de La Rochefoucauld, Maximes.
Le maire de Villeurbanne, M. Bret, est d’une clairvoyance extraordinaire. Il décide de faire liste commune avec les Verts. Il demande à une des candidates désignées par ce parti de « reconnaître le génocide » arménien. Cette personne a un nom turc ; elle se serait appelée Jeannine Dupont, la même question lui aurait été posée, à n’en pas douter. Cette personne s’exécute. Ce n’est pas assez pour M. Bret : il lui demande se répéter devant la « communauté arménienne » de Villeurbanne. Elle s’exécute de nouveau. Ce n’est toujours pas assez pour M. Bret, qui exige alors une « reconnaissance » écrite.
La chasse au « négationniste »
Pour M. Bret, toute personne contestant que le sort des Arméniens en 1915-1916 puisse constituer un génocide est, dit-il « négationniste » — même si cette contestation ne remet nullement en cause les souffrances individuelles et l’ampleur des divers crimes. Le moindre soupçon à ce sujet ne peut entraîner que les sanctions les plus sévères, les plus exemplaires. M. Guenter Lewy, professeur honoraire de sciences politiques à l’université du Massachussetts, qui a fui l’Allemagne nazie, encore adolescent, avec sa famille en 1939, est donc « négationniste ».
« Les trois piliers des revendications arméniennes, visant à classer les pertes subies pendant la Première Guerre mondiales comme génocide, ne parviennent pas à étayer l’accusation selon laquelle le régime jeune-turc a organisé les massacres. D’autres prétendues preuves d’un plan d’anéantissement ne valent pas mieux.
Appliquer ou non le terme (...)
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| En bref |
16 janvier 2010
|
La Turquie envoie de l’aide à Haïti
|
La Turquie a débloqué 695.000 euros et dépêché des secouristes et des vivres pour les sinistrés du séisme en Haïti, a indiqué samedi le ministère des Affaires étrangères. Trois avions militaires ont décollé samedi pour Haïti et un quatrième devait suivre dimanche, transportant 40 tonnes de vivres et équipements, ainsi qu’un hôpital de campagne,. Une équipe de 10 secouristes et une vingtaine de membres du personnel médical devaient se joindre aux opérations de secours, selon le ministère qui souligne que neuf secouristes turcs sont déjà sur place.
25 novembre 2009
|
Le Courrier de la Turquie N°10 - Octobre 2009
|
est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
Voir
10 octobre 2009
|
Le Courrier de la Turquie N°9 - Septembre 2009
|
est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
Voir
|
| |
|
| www.infomaniak.ch |
|