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Etre Turc en France

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Garip Turunç
samedi 28 novembre 2009 - 28/11/2009
 
Je vis en France depuis quarante ans. J’ai quitté mon Anatolie natale à 17 ans et ce fut pour moi un bouleversement synonyme de tristesse et de déchirement familial. J’ai fait mes études supérieures en France avant d’être nommé à l’université de Bordeaux où j’enseigne depuis trente ans. J’ai choisi la France, « terre de liberté, vertu éclairant le monde ».J’ai voulu que le pays devienne vraiment ma France, parce que je m’y trouvais bien,mais aussi parce qu’elle m’a permis de m’intégrer. Mais depuis l’irruption de ce « débat » sur l’identité nationale, teinté d’une conception mythique et ethnocentrée de la nation, j’ai à nouveau le sentiment d’être un étranger perdu. J’ai du mal à retrouver la France que j’ai connue, jeune, à mon arrivée. Je souffre de la voir offrir le spectacle décevant d’un pays déboussolé, qui a peur de ses ombres et qui, politiquement, n’arrive pas à se tourner vers l’avenir. Ma France d’aujourd’hui, adossée à la tradition jacobine d’assimilation, est prise d’angoisse identitaire et refuse d’assumer sa diversité culturelle et ethnique, rêvant de je ne sais quel pays « éternel » au lieu de l’aimer tel qu’il est . Et ce déni de réalité habite la vie politique depuis trente ans. L’extrême droite a pu trouve une assise électorale en associant immigration et identité nationale. Le RPR et Valéry Giscard d’Estaing lui emboîtèrent le pas en prônant une réforme du Code de la nationalité directement inspirée par Jean-Marie Le Pen. Déjà, la rhétorique de l’extrême droite visait à substituer aux analyses économique et (...)
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Philippe Gallini
lundi 24 novembre 2008 - 24/11/2008
 
Entretien avec le Consul général de Turquie à Marseille.
Consul général de Turquie à Marseille, Ozer Aydan est reçu cet après-midi par le sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin à l’occasion d’une visite de courtoisie. Cette rencontre intervient au moment où Stanislas Perret, Commissaire général de la saison culturelle turque en France, effectue une visite de deux jours à Marseille. Juriste spécialisé en Droit international, Ozer Aydan, 62 ans, a pris ses fonctions le 8 octobre 2007, dans la cité phocéenne. Le consulat qu’il dirige, couvre tout le littoral français méditerranéen, de la frontière italienne à la frontière espagnole, incluant les régions de Bordeaux, la Rochelle et Limoges, ainsi que la Principauté de Monaco. Monsieur le Consul général, que représente aujourd’hui la communauté turque en France et à Marseille ? Ozer Aydan : On recense 320 000 Turcs en France et 55 000 dans la circonscription du consulat de Marseille, dont quelques milliers dans la cité phocéenne intra-muros. La 3e génération d’immigrés turcs a la nationalité française et ne se heurte plus à la barrière de la langue ni à celle de la culture française. Ils en sont au stade de l’intégration et de l’ascension sociale, y compris dans les instances électives locales. Beaucoup sont polyglottes. Ils parlent turc, français et anglais. Depuis une dizaine d’années, on compte de plus en plus de PME familiales dans les secteurs de la construction, du bâtiment et de la restauration. Ces Turcs de 3e génération achètent des terrains en France et y construisent leur maison. Ils investissent et (...)
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Euronews - Göksin Sipahioğlu
mercredi 7 mai 2008 - 07/05/2008
 
Göksin Sipahioğlu - Euronews Rencontre avec Göksin Sipahioglu, dans les rues du quartier latin à Paris. A 81 ans, ce parisien d’adoption, d’origine turque, est reconnu comme l’un des plus grands photo-reporters de son temps. Fondateur de la célèbre agence photo SIPA, revendue il y a quelques années, il vient de publier un recueil des instants qu’il a immortalisés en photo, lors les événements de Mai 68 à Paris. 40 ans plus tard, au gré d’une promenade sur les lieux qui furent au coeur de la révolte étudiante, ce grand témoin de l’histoire contemporaine livre à Euronews quelques uns de ses souvenirs. Göksin Sipahioglu "C’est le journal de dimanche-lundi du 12 mai... C’est l’émeute.. et derrière sur une plein page, quand Paris s’est réveillée..et on voit ça. Et moi je suis là ! Comme je travaillais pour un journal turc, à ce moment là j’étais correspondant du journal Hurriyet, ils ont eu la photo par l’AFP (Agence France Presse). Ils m’ont reconnu et ils ont écrit là, "notre correspondant Goskin Sipahioglu, et là, "Ici c’est pas le Vietnam, c’est Paris". Euronews "Vous étiez correspondant depuis 2 ans à Paris, vous aviez couvert pas mal d’événements, au Sinaï, à Cuba, en Albanie, enfin un peu partout... G. Sipahioglou ...Oui mais à Paris je n’avais rien fait ! C’est à dire avant j’avais fait des sujets pour des magazines avec des peintres turcs à Paris..Mais ca c’était un supplice pour moi ! Et c’était un événement assez important, même très important ! C’était la premiere fois qu’on voyait quelque chose come ca se (...)
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mardi 25 mars 2008 - 25/03/2008
 
Qui parmi vous connaît un Alévi ? Bien peu, certainement. Et pourtant les Alévis représentent à peu près un tiers de la population en Turquie, soit environ 20 à 25 millions de personnes. Entre 120.000 et 150.000 vivent en France et 70 à 80 % sont naturalisés français. Alors, qui sont donc les Alévis ? Qu’est-ce que l’Alévisme ? Il s’agit d’un phénomène complexe, se rattachant à un système de croyance indépendant et une philosophie qui prend sa source dans les traditions des anciens Turcs et des peuples nomades, semi-nomades, puis sédentaires qui ont habité l’Asie Centrale, le Proche-Orient, l’Europe des Balkans. La doctrine philosophique Alévie est donc une synthèse de différentes civilisations, cultures et croyances. Ce mélange varié a donné naissance à un esprit de supra-confessionnalisme emprunt de tolérance et d’humanisme. A l’époque moderne, l’Alévisme se caractérise par l’humanisme, l’esprit de tolérance, l’acceptation et le respect de l’autre. Les Alévis œuvrent pour le développement de la démocratie, la sauvegarde de la laïcité et le respect des droits de l’homme en Turquie et en Europe. En se démarquant de l’Islam majoritaire en Turquie, ils ont été réprimés et marginalisés depuis le Moyen-Age. C’est donc logiquement au regard de ces idéaux humanistes que Denis Unal, président du Centre des Alévis des Vosges et secrétaire général de la FUAF (Fédération de l’union des Alévis en France) avait convié, dimanche, à l’occasion de la journée internationale de la femme, Sema Kilickaya, professeur d’anglais et intervenante (...)
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Bernard Dreano
vendredi 15 février 2008 - 15/02/2008
 
La suite de l’échange entre Bernard Dreano et Ara Toranian rédacteur en chef des Nouvelles d’Arménie. Villeurbanne : beaucoup plus grave qu’une péripétie locale. (1) Lettre à Ara Toranian, Paris, le 10 février 2008 Monsieur Toranian, Vous m’avez écrit par rapport à mon texte "Villeurbanne : beaucoup plus grave qu’une péripétie locale", en le critiquant et en contestant ma présentation de vos positions dans votre éditorial des Nouvelles d’Arménie, "Villeurbanne : les habits neufs du nationalisme turc" mis en ligne le 3 février 2008 sur www.armenews.com. Il va de soi que nous faisons figurer votre courrier et la présente réponse sur notre site www.reseau-ipam.org et que nous demanderons de faire de même à tout site avec lequel nous collaborons et qui publierait “Villeurbanne : beaucoup plus grave qu’une péripétie locale.” Vous considérez que, dans votre éditorial, vous ne faites aucun lien entre Sirma Oran-Martz, la militante verte exclue de la liste de gauche pour les municipales à Villeurbanne, et son père le militant démocrate turc Baskin Oran. Pourtant vous commencez votre éditorial en présentant « l’affaire de Villeurbanne » concernant la fille comme une preuve de la résurgence du négationnisme turc du génocide arménien, avant de poursuivre en expliquant que ce « négationnisme intelligent » ( Turquie : les habits neufs du nationalisme turc) d’aujourd’hui est représenté par le père. Il y a bien eu une affaire à Villeurbanne : l’exclusion d’une militante verte d’origine turque par le maire Jean-Paul Bret se (...)
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Bernard Dreano
mercredi 13 février 2008 - 13/02/2008
 
A propos de l’éviction de Sirma Oran-Martz de la liste PS-Vert pour les municipales. Ou le problème de l’attitude d’une certaine gauche par rapport aux pressions communautaristes nationalistes, et la volonté orchestrée de torpiller le dialogue arméno-turc. Nous publions ici le premier article de Bernard Dreano daté du 4 février 2008, suivi d’une lettre "droit de réponse" de Ara Toranian, rédacteur en chef de Nouvelles d’Arménie. Nous publierons très prochainement le texte de réaction à cette dernière lettre écrit par Bernard Dreano. L’éviction de Sirma Oran-Martz de la liste PS-Vert pour les municipales par le maire Jean-Paul Bret pourrait être considérée comme un incident secondaire. Pourtant cet évènement, si l’on examine les conditions dans lesquelles il est advenu et les motivations des acteurs, est d’une extrême gravité. Il pose le problème de l’attitude d’une certaine gauche par rapport aux pressions communautaristes nationalistes, et illustre de manière inquiétante la volonté de certains courants de torpiller, en France comme en Turquie, le dialogue arméno-turc, avec l’appui conscient ou non de responsables socialistes. Cachez ce dialogue que je ne saurais voir De quoi s’agit-il en effet ? Sirma Oran-Martz militante associative et membre des verts a été accusée de « négationnisme » vis à vis du génocide arménien de 1915 par des militants arméniens de la région lyonnaise. A l’appui de cette accusation, sa présence à la manifestation d’organisations turques le 18 mars 2006, protestant contre (...)
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M G
lundi 11 février 2008 - 11/02/2008
 

« L’hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu. »

François de La Rochefoucauld, Maximes.

Le maire de Villeurbanne, M. Bret, est d’une clairvoyance extraordinaire. Il décide de faire liste commune avec les Verts. Il demande à une des candidates désignées par ce parti de « reconnaître le génocide » arménien. Cette personne a un nom turc ; elle se serait appelée Jeannine Dupont, la même question lui aurait été posée, à n’en pas douter. Cette personne s’exécute. Ce n’est pas assez pour M. Bret : il lui demande se répéter devant la « communauté arménienne » de Villeurbanne. Elle s’exécute de nouveau. Ce n’est toujours pas assez pour M. Bret, qui exige alors une « reconnaissance » écrite. La chasse au « négationniste » Pour M. Bret, toute personne contestant que le sort des Arméniens en 1915-1916 puisse constituer un génocide est, dit-il « négationniste » — même si cette contestation ne remet nullement en cause les souffrances individuelles et l’ampleur des divers crimes. Le moindre soupçon à ce sujet ne peut entraîner que les sanctions les plus sévères, les plus exemplaires. M. Guenter Lewy, professeur honoraire de sciences politiques à l’université du Massachussetts, qui a fui l’Allemagne nazie, encore adolescent, avec sa famille en 1939, est donc « négationniste ». « Les trois piliers des revendications arméniennes, visant à classer les pertes subies pendant la Première Guerre mondiales comme génocide, ne parviennent pas à étayer l’accusation selon laquelle le régime jeune-turc a organisé les massacres. D’autres prétendues preuves d’un plan d’anéantissement ne valent pas mieux. Appliquer ou non le terme (...)
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La prochaine échéance électorale est une occasion exceptionnelle pour les jeunes progressistes en France. Les problèmes urgents et graves nous attendent : emploi, éducation, santé, gestion scrupuleuse des finances municipales, protection de nos espaces verts.... C’est en servant leur ville, leur région et leurs concitoyens que les jeunes Français d’origine turque veulent exprimer à la fois leur reconnaissance, leur solidarité et leur engagement démocratique. Les jeunes issus de l’immigration veulent offrir leur courage, leur imagination, leur dévouement. L’accueil qui leur sera fait par leurs colistiers et par les électeurs dans les villes de France sera observé avec une très grande attention. Cet accueil et ce travail en commun témoignera, nous voulons le croire, d’un sens partagé du bien public. A Villeurbanne, Jean-Paul BRET, maire sortant PS a exigé d’une candidate membre des Verts la reconnaissance écrite de l’existence du génocide arménien. Le motif ? Cette jeune femme est d’origine turque. Pour Jean-Paul BRET, c’est là une marque indélébile. Le Comité de Coordination des Associations Franco-Turques de la région Rhône-Alpes entend souligner la gravité de tels événements. 1 – Le maire de Villeurbanne, candidat à sa succession, membre du parti socialiste, pratique sur sa commune le droit du sang, en rupture avec toute la tradition républicaine qui est celle du droit du sol. C’est parce que cette candidate a du sang turc dans les veines que lui a été demandé de prendre position par écrit sur la (...)
Suite    
 
Guillaume Perrier
mardi 5 février 2008 - 05/02/2008
 
Ultranationalistes de tous poils, unissez vous ! L’actualité de la vie politique lyonnaise illustre une fois encore, s’il en était besoin, la totale similitude entre les nationalistes turcs et leurs frères arméniens qui empoisonnent tout débat au sujet de la Turquie et inondent la toile de leur propagande. M. Jean-Paul Bret, maire PS de Villeurbanne, ancien député du Rhône, a choisi de se faire le porte parole d’associations extrémistes de la communauté arménienne de France. De nombreux Arméniens ayant échappé au génocide de 1915 se sont installés dans la région lyonnaise… Et à deux mois des élections municipales, pour lesquelles il sera le candidat de la gauche, tous les moyens sont bons pour s’assurer les votes de ses administrés… Le maire, comme le rapporte le blog de Libélyon , aurait demandé à une militante des Verts, française d’origine turque, si elle reconnaissait le génocide arménien, condition sine qua non pour faire partie de sa liste… D’origine turque, la jeune femme était donc d’emblée stigmatisée. La Turquie s’en émeut . Justification tragique de Jean Paul Bret : “Il ne faut pas en faire une histoire de communautés, confiait-il lundi. C’est moi qui ai voulu lever toute ambiguité car il ne peut pas y en avoir avec cette question, sur laquelle je suis très engagé. C’est sans doute délicat pour cette jeune fille, elle se retrouve peut-être en porte-à-faux vis-à-vis de sa communauté, peut-être de sa famille, mais c’est indispensable pour nous.“ M.Bret, grand spécialiste du génocide arménien, n’a pas (...)
Suite    
 
Anne Guezengar
vendredi 1er février 2008 - 01/02/2008
 
De la semaine qui vient de s’écouler, retenons deux informations La première arrive de Turquie. Un coup de filet préparé dans la plus grande discrétion a permis l’arrestation de 33 membres du réseau d’extrême droite Ergenekon. Parmi les personnes arrêtées, des noms qui défrayaient régulièrement la chronique dont celui de l’avocat Kerinçsiz, connu pour son acharnement à débusquer les " traîtres à la nation" et à les traîner en justice par une utilisation obsessionnelle du célèbre article 301. C’est une excellente nouvelle et un soulagement pour beaucoup de gens en Turquie, notamment pour la famille du journaliste arménien Hrant Dink, assassiné il y a juste un an, qui commence à pouvoir espérer que justice soit rendue. La seconde vient de Villeurbanne, dont le maire socialiste, Jean Paul Bret n’a pas besoin que soit promulgué un article " 301 " pour décréter traître potentielle une des candidates présentée par ses alliés verts sur la liste qu’il conduira lors des prochaines élections municipales. Quels graves secrets pouvait bien recéler le passé de cette dame pour être l’objet d’une telle suspicion ? Cette candidate a des origines turques, ce qui en fait d’emblée une suspecte, comme le directeur de campagne du maire l’explique dans LibéLyon du 26 janvier. « Nous avons des doutes car il y aura une pression terrible sur elle », explique Richard Llung, directeur de campagne de Jean-Paul Bret. « Les gens en face de vous ne vous voient pas que comme vous êtes. Chacun représente soi-même mais au peu (...)
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16 janvier 2010
La Turquie envoie de l’aide à Haïti
La Turquie a débloqué 695.000 euros et dépêché des secouristes et des vivres pour les sinistrés du séisme en Haïti, a indiqué samedi le ministère des Affaires étrangères. Trois avions militaires ont décollé samedi pour Haïti et un quatrième devait suivre dimanche, transportant 40 tonnes de vivres et équipements, ainsi qu’un hôpital de campagne,. Une équipe de 10 secouristes et une vingtaine de membres du personnel médical devaient se joindre aux opérations de secours, selon le ministère qui souligne que neuf secouristes turcs sont déjà sur place.

25 novembre 2009
Le Courrier de la Turquie N°10 - Octobre 2009
est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
- Voir

10 octobre 2009
Le Courrier de la Turquie N°9 - Septembre 2009
est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
- Voir

 

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