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La religion et les Turcs

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Turquie Européenne
vendredi 13 novembre 2009 - 13/11/2009
 
Le 24 octobre 2009 Turquie Européenne a organisé dans le cadre de la Saison de la Turquie en France, une conférence-débat : « France – Turquie – U.E. : QUELS DESSEINS POUR QUEL AVENIR COMMUN ? » sous le patronage de M. Bernard ACCOYER, Président de l’Assemblée Nationale Les débats ont été organisés autour de trois tables rondes : Voici les enregistrements audio de la troisième d’entre elles dont le thème était : Quelle Europe avec la Turquie ? Petit exercice de prospective : à quoi pourrait ressembler en 2023 une Union Européenne dont la Turquie serait membre à part entière ? Quelles implications stratégiques et globales pour l’U.E. ? Europe molle ou Europe dotée d’une identité stratégique et d’une vision internationale ? Quelles implications institutionnelles et quelle gouvernance pour l’U.E. ? Quelle nouvelle identité pour l’U.E. ? Europe des nations intergouvernementale ou Europe politique ? Peut–on parler d’un « rêve du Bosphore » pour l’Europe ? Les points abordés dans les échanges : 1. Ambition et stratégie pour l’UE avec la Turquie en son sein dans les enjeux de demain : énergie – sécurité – paix - innovation - développement durable, etc. 2. Identité, institutions et démocratie dans l’U.E. avec une Turquie intégrée. 3. Vocation européenne de la Turquie et aspirations turques vis-à-vis de l’U.E. Conférenciers : Onur Öymen, Député CHP de Bursa, Vice-Président du CHP, Turquie M. Alain Lipietz, Député européen, Verts Stéphane de Tapia, Directeur de recherche, CNRS – Université de Strasbourg Olivier (...)
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Jean Marcou
mardi 26 mai 2009 - 26/05/2009
 
Les obsèques de Türkan Saylan, le 19 mai 2009, à la mosquée de TeÅŸvikiye (Istanbul), ont été l’occasion d’une forte mobilisation des défenseurs de la laïcité en Turquie, qui venaient de manifester massivement pendant le week-end précédent, à Ankara, pour protester contre la dernière vague d’arrestations, intervenue dans le cadre de l’affaire « Ergenekon ». Cette cérémonie a pris une dimension d’autant plus emblématique qu’elle s’est tenue le jour même de la fête de la jeunesse, une célébration officielle instaurée à l’époque d’Atatürk. Agée de 73 ans, Türkan Saylan, est décédée, le 18 mai 2009, des suites d’un cancer. Dermatologue de formation et universitaire internationalement reconnue (professeur à l’Université d’Istanbul jusqu’en 2002), elle avait créé dans les années 70 une association de lutte contre la lèpre et reçu, en Inde, en 1986, la première édition du prix Gandhi, une distinction internationale qui récompense depuis, tous les deux ans, les personnes ou les organisations ayant apporté une contribution majeure à la lutte contre cette maladie. Pourtant, c’est surtout son combat pour l’éducation qui allait la faire connaître du grand public, en Turquie. Car, jusqu’à la fin de sa vie, Türkan Saylan devait consacrer l’essentiel de son énergie à la gestion de sa fameuse « Association de soutien à une vie contemporaine (ÇaÄŸdaÅŸ YaÅŸamı Destekleme DerneÄŸi - ÇYDD) », une ONG qu’elle avait créée en 1989 pour construire des écoles et fournir des bourses à des élèves issus de milieux défavorisés. Mais, en donnant la priorité à (...)
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Yonca Poyraz Dogan
Thursday 22 January 2009 - 22/01/2009
 
Interview YONCA POYRAZ DOÄžAN
There are millions of Alevis who have become more demanding of the government, and there is the government, which has become more open to meeting their demands; however, the rift between them is still wide. Why?
The query was among many other questions that journalist and writer Oral Çalışlar tried to find answers to in his new book "Aleviler: Vali de Olmak İstiyoruz General de" (Alevis: We too Want to Be Governors and Generals). For that he interviewed the most prominent members of the Alevi community, a religious group thought to have between 6 million and 12 million adherents. Çalışlar told Sunday’s Zaman that the most striking discovery for him in the process has been that "the crisis between the Alevis and the government has been deep." He said this is partly because of the government’s approach to the problems of the Alevis, and partly because the Alevis are not homogenous. "For example, even though the most influential civil society leaders of the Alevi community do not want their religious leaders [dedes] to be granted a monthly salary, the government wants to do it," Çalışlar said. Asked how the government would be able to act on the issue, which does not have universal support among several Alevi organizations or Alevis on the street, Çalışlar said the government should not try to define the issue at hand according to its own terms. "The government defines some things without having a right to define them," he said, referring to some government leaders’ efforts to communicate with only some Alevi leaders. Spearheading the attempt is Reha ÇamuroÄŸlu, a deputy of Alevi origin from the ruling Justice and Development Party (AK Party). Some Alevi leaders have been complaining that (...)
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Jean Marcou
mercredi 19 novembre 2008 - 19/11/2008
 
Les alévis ont massivement manifesté, le 9 novembre 2008, à Ankara. Plus de 50 000 personnes, venues de tout le pays, ont participé à un rassemblement de protestation, considéré comme le plus important jamais organisé par cette communauté, en Turquie. Pour attirer l’attention sur les discriminations dont ils sont victimes, les manifestants, dont l’initiative avait reçu le soutien du CHP et du DTP, ont défilé sur des mots d’ordre hostiles à l’AKP, le parti au pouvoir, accusé de vouloir remettre en cause la laïcité. La diversite religieuse de la société turque Cet événement vient rappeler tout d’abord la diversité religieuse de la société turque. À côté de l’islam sunnite très largement majoritaire et des minorités non musulmanes (arménienne, juive et grecque orthodoxe) reconnues par le Traité de Lausanne, entre 15 et 20% de la population turque se revendique de l’alévisme, une communauté hétérodoxe, dont la définition hésite entre religion, mouvement spirituel et courant philosophique. L’alévisme recouvre un système de croyances et de pratiques qui a touché, pour partie, plusieurs peuples entre l’Asie centrale et les Balkans (les Turcs mais aussi les Kurdes, les Bosniaques ou les Albanais). Il associe, à l’origine, un islam proche du chiisme (« alévi » fait référence au calife « Ali », encore que certains Alévis ne se considèrent pas musulmans), des usages paléo-chrétiens anatoliens, un chamanisme à connotation turcique, des références zoroastriennes et mazdéennes. La spécificité alévie s’illustre de façon multiple : (...)
Suite    
 
Mehmet Ali Birand
mercredi 19 novembre 2008 - 19/11/2008
 
Who are the "zencis" of Turkey ? Let me explain for those who don’t know
The term "zenci" is used for those who are oppressed, despised, whose expectations and wishes are ignored. There are some segments in Turkey that see themselves as zencis. Some portions of Kurds, Alevi and the pious think they belong to this category. Those who see themselves as zencis in the sense of religious expectations see Tayyip ErdoÄŸan as the Obama. For, after his leading the government they no longer feel as zencis. Praise be due, except for not entering universities or state offices with a headscarf, they have obtained most of their expectations. Forget about being a zenci, they have passed onto the status of White Turks and Obama ErdoÄŸan has become Bush, meaning he now stands next to the government he used to fight against. He has become the state’s voice. They reached their target through politics. According to a section of the Kurds, (outlawed Kurdistan Workers’ Party) PKK claims their rights. But unfortunately the PKK uses terror and kills innocent people. What’s left are the Alevi. According to research by KONDA, there are 6 million to 7 million Alevi in Turkey. The direction of the wind causes the administration to sometimes embrace the Alevi community. When the pious movement grows furious, they are Turkey’s secular insurance. But in general there is a precise discrimination. The state’s political weight is in the hands of Sunnis and the Sunnis don’t like Alevi at all. They claim they are not Muslims. They even label them in a degrading way. They see Shiism (...)
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traduction Anne Guezengar - Turkish Daily News
mercredi 22 octobre 2008 - 22/10/2008
 
Alors qu’en Turquie, les jeunes sont moins religieux que leurs parents, ils s’inquiètent aussi moins qu’eux d’une éventuelle menace que le religieux pourrait faire peser sur le sécularisme en Turquie, selon une étude de l’ONG ARI qui vient d’être rendue publique. Cette étude montre aussi que la confiance et l’intérêt que ces jeunes accordent à la politique reste faible. Les leaders politiques turcs n’ont pas la confiance des 17-25 ans. Bien qu’ils soient cinq sur dix à se déclarer "pieux", l’étude révèle qu’ils sont moins religieux que leurs parents. De plus, ceux qui ressentent les activités anti sécularistes comme une menace a baissé par rapport à la même étude menée en 1999. Pour tirer cette conclusion, le rapport d’ARI se base sur la baisse du nombre de jeunes qui estiment que la religion est une question personnelle devant rester absolument distincte du politique. "Les adultes ont une conception bien établie de la question politique, alors que les jeunes sont moins préoccupés par la corrélation entre laicité et religion" estime Emre Erdogan, membre du mouvement ARI. Pourtant le pourcentage de ceux qui souhaitent l’application de la charia a baissé de 15 à 12%, mais " cela pourrait être une erreur de statistiques" estime Emre Erdogan. Cette étude révèle aussi que les jeunes s’intéressent assez peu à la politique et n’ont pas confiance en ceux qui la font. Le Premier Ministre, Recep Tayyip Erdogan fait partie de ceux qui ont le plus perdu la confiance de la jeune génération. Ce sont cependant à (...)
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Nükte V. Ortaq
mardi 15 juillet 2008 - 15/07/2008
 
La lutte d’influence entre l’Etat et l’islam ne date pas d’hier, comme le rappelle l’éclairage d’un éminent intellectuel. Mais le modèle imposé par Atatürk est usé. La Turquie va-t-elle poursuivre son ancrage dans le camp des démocraties libérales ? La réponse sera donnée dans les prochaines semaines par la Cour constitutionnelle, appelée par le procureur de la Cour de cassation à interdire le parti au pouvoir (AKP, conservateur musulman), accusé de menées visant à détruire le régime laïque de la république turque. Déjà, les mêmes juges ont donné un avant-goût de leur verdict en déclarant contraire à la Constitution, au début du mois de juin, la levée par le gouvernement de l’interdiction du foulard islamique sur les campus. Cette offensive du camp laïcard kémaliste n’est que le dernier épisode d’une lutte d’influence pluricentenaire entre les mondes séculier et religieux. Le Pr Serif Mardin en sait quelque chose. A 82 ans, ce diplômé des universités Stanford et Johns Hopkins (Etats-Unis) a voué sa vie à l’étude des mouvements islamistes. Au risque de provoquer l’ire de ses supérieurs, quand il rejoint, en 1954, la faculté de sciences politiques d’Ankara. "Ils me disaient à la fois que l’islam nous conduirait à notre perte et que l’on ne pouvait pas toucher à la religion !" s’étonne encore Mardin en plissant malicieusement ses yeux bleus. "Si l’islam devait nous détruire, je voulais comprendre comment", dit-il. Têtu, il commence à analyser le métissage de l’islam avec les traditions locales en Anatolie. Puis il mène des (...)
Suite    
 
Jean Marcou
mercredi 11 juin 2008 - 11/06/2008
 
La Cour constitutionnelle a finalement annulé, le 5 juin 2008, les amendements par lesquels le Parlement avait, le 9 février dernier, modifié les articles 10 et 42 de la Constitution, afin de lever l’interdiction du port du voile dans les universités. Promulguée par le Président de la République, le 22 février, cette réforme avait néanmoins fait l’objet d’un recours déposé par le CHP et le DSP. Entre temps, les tentatives d’application de la réforme avaient provoqué une certaine confusion dans les universités, certains recteurs décidant d’accueillir des étudiantes voilées, d’autres au contraire de maintenir l’interdiction à leur endroit. Trois mois après, le verdict est tombé : la révision constitutionnelle est annulée, le foulard reste donc interdit dans les universités. L’hostilité de la Cour au port du voile sur les campus était connue et, à cet égard, la décision rendue n’est pas vraiment surprenante, mais la méthode adoptée par les juges, pour se prononcer, fournit des indicateurs précieux sur l’attitude qui est celle du pouvoir judiciaire dans le conflit qui oppose l’establishment laïque à l’AKP. En effet, le choix de l’annulation pour un motif de fond (atteinte aux principes fondamentaux de la République, en particulier au principe de laïcité) montre que les juges, en l’occurrence, n’ont pas hésité à braver ouvertement le parti majoritaire, alors même que le rapporteur de l’affaire avait recommandé de rejeter le recours, en rappelant que le juge constitutionnel turc ne peut annuler un tel amendement que pour (...)
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Marie-Antide
mardi 27 mai 2008 - 27/05/2008
 
Nouvelle étape dans un petit tour des idées reçues sur la Turquie et ses différents "visages".
La population turque n’est pas un « bloc » musulman car l’islam turc n’est pas homogène. Les sunnites représentent 70% à 75% des musulmans et l’on y distingue deux groupes : les tenants d’un islam traditionnel, légaliste et souvent lié au pouvoir, les tenants d’un islam mystique et spiritualiste, qui se retrouvent dans tout l’éventail de sensibilités des confréries (tarikat) qui définissent le soufisme. Les derviches tourneurs (mevlevi) sont les plus connus en Occident grâce à leur pratique de la danse comme expression de leurs prières. Le musulman soufi va plus loin dans la quête individuelle de spiritualité que le musulman sunnite orthodoxe, plus communautariste et légaliste dans sa pratique religieuse. L’autre grand groupe qui définit l’islam turc est l’alévisme, confession hétérodoxe pratiquée par les Turcs mais aussi les Kurdes et dans les Balkans. Très attachés à la laïcité, les Alévis ne reconnaissent pas les 5 piliers de l’Islam et pratiquent l’égalité entre hommes et femmes. Celles-ci ne sont pas voilées et sont présentes aux côtés des hommes lors des cérémonies religieuses. Une femme peut être guide spirituel de la communauté (ana). Considérés comme de « mauvais musulmans » par les sunnites orthodoxes, les alévis ont été victimes de discriminations quand ce ne sont pas de pogroms. Ainsi, à Sivas en 1993, un hôtel où s’étaient réunis des intellectuels et artistes alévis est incendié et 36 d’entre eux meurent dans les flammes. Aujourd’hui, les divers courants alévis revendiquent plus ouvertement une (...)
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Malek Sahraoui - V.Tamisier
mardi 22 avril 2008 - 22/04/2008
 
Cette rubrique multimédia a pour objet de montrer la Turquie et les Turcs sous des éclairages peu communs. Nous sortons ici des sujets politiques pour évoquer un aspect de la relation très particulière qu’entretiennent la plupart des Turcs avec la ou les religions. L’actualité récente à montré l’intolérance des milieux extrémistes vis à vis des autres confessions, mais le peuple de Turquie sait aussi faire preuve de beaucoup d’ouverture et d’un indéniable pragmatisme en ce qui concerne leur croyances. Certains y voient la survivance du syncrétisme qui semble avoir été la règle pour la population en Anatolie pendant des siècles. Les périodes d’intolérance et de conflits étant plutôt des exceptions dans sa très longue histoire. Un reportage réalisé par Malek Sahraoui et V.Tamisier pour France 3 et diffusé par TV5. Désolé, mais le javascript est néecessaire dans la version actuelle. Merci de le réactiver pour afficher le contenu multimedia Get the Flash Player to see this player. //
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16 janvier 2010
La Turquie envoie de l’aide à Haïti
La Turquie a débloqué 695.000 euros et dépêché des secouristes et des vivres pour les sinistrés du séisme en Haïti, a indiqué samedi le ministère des Affaires étrangères. Trois avions militaires ont décollé samedi pour Haïti et un quatrième devait suivre dimanche, transportant 40 tonnes de vivres et équipements, ainsi qu’un hôpital de campagne,. Une équipe de 10 secouristes et une vingtaine de membres du personnel médical devaient se joindre aux opérations de secours, selon le ministère qui souligne que neuf secouristes turcs sont déjà sur place.

25 novembre 2009
Le Courrier de la Turquie N°10 - Octobre 2009
est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
- Voir

10 octobre 2009
Le Courrier de la Turquie N°9 - Septembre 2009
est disponible sur Turquie Européenne. Les anciens numéros sont également consultables dans la rubrique "la TÜSIAD communique".
- Voir

 

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