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Les Conférences de la Rue Voyvoda ,Istanbul,Mai 2010

mercredi 21 avril 2010, par Açikçay

A.CONFERENCES D’ECONOMIE POLITIQUE

Le premier mercredi de chaque mois, de 18h30 à 20h30, sur l’économie de l’environnement.

5 mai 2010 - Filiz Karaosmanoğlu, professeur
L’énergie et les technologies de production non-polluantes.

L’énergie est indispensable à la vie mais occupe aussi de manière incontestable une place importante dans les problèmes environnementaux. C’est pourquoi l’énergie devrait, à tous les stades de la source à la consommation, parvenir à l’utilisateur grâce à des technologies de production non-polluantes. La présentation commencera par quelques informations sur l’énergie et les sources de productions. Elle étudiera la manière de produire des combustibles électriques, solides-liquides-gazeux à partir de sources renouvelables, ainsi que les combustibles de l’avenir et le système d’énergie hydrogène. En rappelant la situation énergétique dans le monde et en Turquie, elle se penchera sur les accords énergétiques entre la Turquie et l’UE. L’intervenante partagera aussi ses recommandations pour résoudre les problèmes du secteur électrique et des carburants et soulignera la nécessité de technologies de production non polluantes dans le secteur de l’énergie, à partir d’exemples modèles.

2 juin 2010 - Yıldız Arıkan
Diminuer les émissions en Co2 de la Turquie : dans quelle mesure et à quel prix ?

Cette présentation se penchera sur les émissions en CO2 de la Turquie, considérées en soi et de manière comparative avec les autres pays du monde. En se fondant sur les résultats d’un travail d’équipe achevé en mars 2010, dont Arıkan faisait partie, elle présentera ensuite la situation prévue par les différents scénarios de réduction du CO2.
Dans ce cadre, elle détaillera les quantités de CO2 qui sont impliquées dans les plans de réduction et les conséquences de cette réduction sur les coûts. Enfin, Arıkan partagera son point de vue sur la manière de réduire les émissions en CO2 , tout en répondant aux besoins énergétiques de la Turquie, pour le présent et l’avenir.

B.CONFERENCES SUR ISTANBUL

Le deuxième mercredi de chaque mois, de 18h30 à 20h30, sur la centralité ou la non-centralité d’Istanbul

12 mai 2010 - Asu Aksoy –Zeynep Enlil, maîtres de conférences
L’économie de la culture à Istanbul : une carte de 2010

L’inventaire de l’économie de la culture à Istanbul est un travail de collectes de données, de recensement, d’évaluation et d’analyse qui vise à définir les mesures nécessaires pour développer le champ culturel, l’un des axes de la croissance d’Istanbul au XXIe siècle. La présentation se penchera sur les recherches qui ont permis de créer un inventaire et de cartographier l’influence des biens culturels, leur potentiel et leurs productions à Istanbul. Les politiques souhaitées seront aussi évoquées. Les pouvoirs nationaux et locaux imaginent Istanbul comme une capitale de la finance, des services, un centre de congrès, de tourisme et de culture. La mégapole s’éloigne à grands pas de son caractère industriel et on s’attend à ce que son socle économique glisse vers de nouveaux secteurs, où les services et la main d’œuvre seront des atouts. Les services et industries culturels qui se nourrissent des richesses culturelles et stimulent le potentiel créatif font partie des fondements de la nouvelle économie. Ce large champ culturel que nous nommons “Economie de la culture” constitue de plus en plus l’un des principaux objets du développement local ; il joue un rôle important dans la définition de l’identité urbaine, sa différenciation par rapport aux autres villes et leur image de marque. C’est ainsi que le champ culturel, avec les contributions directes et indirectes des secteurs de la culture, et le tourisme, que ces secteurs nourrissent et favorisent, soutient et renforce l’économie urbaine. Il accroît la compétitivité des secteurs de productions industrielle et textile, en y ajoutant des services de conception. D’un autre côté, comme le soulignent de nombreuses critiques, le discours de “développement par la culture” peut se limiter à un développement immobilier qui conduit à une gentrification urbaine à grande échelle. Le travail d’inventaire de l’Economie de la Culture à Istanbul vise à élaborer des suggestions pour développer la participation et l’accès de tous les citadins à la ville par le biais de la culture et à penser des modes d’utilisation de la ville créatifs et durables.

9 juin 2010 - Deniz Ünsal, maître de conférences
Le musée dans la métropole : le centre et la périphérie

Selon les chiffres officiels, la population d’Istanbul atteint 14 millions en 2010 et la densité dans les 39 districts est de 20 000 habitants au km2. La majorité des près de cent musées liés aux différentes administrations d’Istanbul se situent sur la rive européenne. La plupart sont d’anciens musées mais les nouveaux musées qui ouvrent dans des bâtiments historiques se concentrent également sur la rive européenne. Multiplier les musées au centre fera-t-il d’Istanbul un centre de musées ? Dans la métropole capitale culturelle, dont la démographie est unique en Europe, est-il plus important de muséifier le centre ou de familiariser les périphéries au musée ? Ces questions n’invitent pas seulement à faire sortir les musées du centre pour les diffuser dans la ville. Elles conduisent aussi à repenser leurs définitions et leurs fonctions. Pour comprendre la place des musées dans une métropole, il est indispensable de débattre des dynamiques qui influencent la vie urbaine et les citadins, ainsi que de la gestion de la ville et des musées.

C.CONFERENCES SUR LA VILLE ET LA LITTERATURE

Le troisième mercredi de chaque mois, de 18h30 à 20h30, sur les villes qui enfantent des écrivains.

21 avril 2010 - Nedim Gürsel
La ville et la littérature : Istanbul, Venise, Berlin

Dans les livres de Nedim Gürsel, la ville constitue, plus qu’un décor, l’axe principal du récit, voire même son orientation générale. À travers ses récits, romans et livres de voyage, l’écrivain tente de saisir l’atmosphère poétique des villes et de la restituer à ses lecteurs. Ainsi, Istanbul a une place particulière dans son roman Boğazkesen, de même que Venise dans Resimli Dünya et Berlin dans Çıplak Berlin. L’auteur de Sevgilim İstanbul évoquera la ville comme lien littéraire avec ses lecteurs et dédicacera ses livres.

D.CONFERENCES D’HISTOIRE ET D’ARCHEOLOGIE BYZANTINES

Le quatrième mercredi de chaque mois, de 18h30 à 20h30, sur les recherches sur l’Empire byzantin

28 avril 2010 - Ferudun Özgümüş
Les recherches archéologiques au sud de l’église Sainte-Irène

Müller Wiener parle d’une chapelle ancienne située sur le flanc ouest de la colline où se situait l’antique Bizantion. L’église agrandie par Constantin le Grand au milieu du IVe siècle sert de cathédrale de la ville jusqu’à la construction en 360 de Sainte-Sophie, dans les environs immédiats. Lors de la révolte de Nika au VIe siècle, à l’époque de Justinien, l’église est très endommagée et l’empereur la fait reconstruire. Les édifices au sud de l’église sont également construits à ce moment-là.

À l’époque ottomane, la zone était utilisée comme dépôt de bois. Des fouilles archéologiques ont été menées en trois phases. La première, sous la direction de M. Ramazanoğlu, en 1946-47, la deuxième en 1958-61, avec F. Dirimtekin, et la dernière, en 1974-76, sous la direction de l’architecte İlban Öz, visant à découvrir les alentours de l’église Sainte-Irène pour protéger celle-ci de l’humidité. La présentation se fondera sur les vestiges découverts et les publications pour fournir des informations sur l’état actuel du site.

26 mai 2010 - Buket Kitapçı Bayrı
Le changement d’identité des Byzantins du pays des Rum (XIIIe-XVe siècles)

Les transformations politiques, sociales et culturelles qui se sont produites en Anatolie et dans les Balkans entre le XIe et le XVe siècle sont considérées comme les derniers changements importants du bassin méditerranéen au Moyen-âge. La présentation se concentrera sur le changement d’identité des Byzantins continuant à vivre sur les anciens territoires de Byzance, que les sources musulmanes appellent “le pays des Rum”, entre 1261 et 1453. À l’époque en question, le processus de destruction, conquête, colonisation et reconstruction qui a suivi les migrations des Turcs-Musulmans a repoussé les frontières symboliques et physiques de l’identité collective des Byzantins ; l’esclavage, les conversions, les passages au camp adverse ont réduit de manière importante les groupes. Bayrı a étudié les récits de martyrs byzantins pour comprendre les effets de cet affaiblissement sur l’identité byzantine. Elle présentera ici les résultats de son travail.

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