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Le programme chargé de Barak en Turquie

jeudi 14 février 2008

Le ministre de la Défense Ehoud Barak est parti mardi 12 février au matin pour une visite de deux jours en Turquie. Il doit rencontrer le ministre de la Défense turc Vecdi Gonul, le président Abdoullah Gul et le chef d’état-major Ysar Buyukanit.

À un moment où les appels à lancer une opération militaire massive à Gaza se multiplient, Barak a déclaré aux journalistes qui l’accompagnaient que cette opération « n’était pas pour tout de suite. Nous agirons avec sang froid le moment venu ». Il a également confié qu’il y avait des raisons expliquant le fait qu’Israël ne lance pas encore toute sa force dans la guerre contre le Hamas. Barak a conclu sur ce sujet en rappelant qu’il y avait déjà une opération militaire massive à Gaza, qui durait depuis des semaines, et que les soldats continueraient leurs actions d’une manière renforcée.

La Turquie est l’un des uniques partenaires politique et militaire d’Israël au Moyen-Orient. Une délégation du ministère de la Défense a récemment rencontré ses homologues à Ankara. Les discussions ont porté sur des ventes de matériel militaire israélien. Le montant du contrat serait de 200 millions de dollars.

En plus des discussions commerciales, Barak doit aborder la question du conflit palestinien avec la Turquie. Celle-ci a déjà servi d’intermédiaire entre Israël et les Palestiniens, mais aussi entre Israël et la Syrie. Les commentaires vont bon train, certains estimant que Barak s’est rendu en Turquie pour étudier la possibilité de reprise de pourparlers avec Damas. Un journaliste de Reuters a expliqué qu’à son sens, Barak croyait davantage dans la « piste syrienne » que dans la « piste palestinienne », au contraire d’Olmert qui focalise les efforts de la diplomatie israélienne sur un accord avec les Palestiniens.

Barak et ses homologues aborderont également le sujet de l’Iran et de son programme nucléaire. Ils avaient été au centre des discussions entre le président Shimon Peres et le président Abdoullah Gul lors de la visite du premier en Turquie au mois de novembre. A cette occasion, Gul avait déclaré qu’il pensait que les pays avaient le droit de développer des sources d’énergie alternative, en référence aux allégations du président iranien qui a toujours soutenu que son programme de développement nucléaire poursuivait des fins civiles.

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Sources

Source : « The Jerusalem Post », édition française, 12 février 2008.

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