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Grippe aviaire : la surprise turque

samedi 11 février 2006

© Turquie Européenne pour la traduction

© Radikal, Ankara, le 09/02/2006

Le taux de mortalité des personnes atteintes par le virus de la grippe aviaire étant de 52 % en moyenne dans le monde, il atteint 33% en Turquie : les spécialistes l’attribuent soit à deux facteurs : une prise en mains rapide de la situation et/ou une mutation du virus. Rapide bilan alors que l’épizootie semble être passée sous contrôle en Turquie.

© Radikal, Ankara, le 09/02/2006

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- Aatchoum !!!!!!
- Aïe.... Ils vont toutes nous tuer !!!

© Erdil Yasaroglu

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, la Turquie a réussi son « test de la grippe aviaire ». Avec un taux de mortalité de 33% contre 52 % dans le monde. Les spécialistes des maladies infectieuses attribuent, en partie, cette baisse du taux de mortalité de la maladie à une « intervention précoce et appropriée ». Parmi les autres hypothèses avancées figure également celle selon laquelle les personnes vivant en Anatolie seraient plus résistantes au virus.
C’est la mort du jeune Muhammet Koçyigit (14 ans) le 4 janvier dernier à Dogubeyazit (Est de la Turquie, frontière iranienne) qui devait placer la Turquie au c�ur de l’actualité sanitaire mondiale. Par la suite, ce furent les frères et s�urs de Muhammet qui devaient décéder (15 et 11 ans) ainsi qu’une jeune fille de 16 ans Fatma Özcan dans la même ville. Dans le même temps, ce sont 21 personnes sur lesquelles les laboratoires de Turquie publieront des diagnostics établissant des infections par el virus H5N1. Jusqu’à ce jour, le virus a fait son apparition dans 34 départements du pays. L’OMS en partenariat avec un laboratoire londonien de référence allaient confirmer seulement 12 cas sur les 21 détectés en Turquie.
L’OMS a confirmé ce chiffre de 12 personnes atteintes par le virus H5N1. Avec quatre décès sur ces 12 cas, le taux de mortalité s’établit à 33 %.

Les commentaires suivants ont été faits sur le développement de la maladie en Turquie.

« Un exemple pour le monde »

- Jong-Wook Lee, Président de l’OMS : en visite en Turquie début février, le Président de l’OMS Jong-Wook Lee a déclaré que la lutte engagée contre la grippe aviaire ainsi que la transparence adoptée par les autorités turques devaient constituer un exemple pour l’ensemble de la communauté internationale. « Je m’adresse à l’ensemble de l’opinion publique internationale. Il n’y a aucune raison de ne pas se rendre en Turquie. »

- Joseph Breese, directeur du département d’épidémiologie du centre américain de contrôle et de prévention des maladies : il s’est livré à des études en se rendant à Van (Est de la Turquie). Le diagnostic rapide du virus, les travaux efficaces d’abattage, et le suivi systématique de tous les malades dans un seul centre (le CHU de Van) ont largement contribué à placer la maladie sous contrôle.
[...]

- Hürrem Bodur, spécialiste en microbiologie et maladies infectieuses à Ankara :
« Les diagnostics préventifs ont été très importants et utiles pour la suite du traitement. Le virus a pu également subir une mutation. Toutes les personnes hospitalisées avec un doute d’infection par le H5N1 ont toutes été guéries. Je peux dire qu’aujourd’hui, nous avons réussi l’examen. »

- Professeur Semsettin Ustaçelebi, spécialiste en microbiologie :
« Même les gens atteints d’une grippe normale se précipitaient dans les hôpitaux. Aujourd’hui tout le monde est un peu plus calme. Je ne m’attends pas à ce que le virus subisse une mutation en Turquie. Je pense que la baisse du taux de mortalité est due à des diagnostics rapides comme à une intervention sanitaire pertinente. »

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