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23e Quinzaine du Cinéma Turc jusqu’au 17 janvier à Strasbourg

dimanche 11 décembre 2011, par Açikçay

23e Quinzaine du Cinéma Turc

Du 7 Décembre au 17 Janvier 2011

Cinéma l ’Odyssée
3, rue des Francs Bourgeois 67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 75 10 47

Séances ici >>> http://www.cinemaodyssee.com/seance/index.html

Les Films Actuels - Cinéma et Société


Les Films Actuels

Il était une fois en Anatolie (Bir Zamanlar Anadolu’da)
De Nuri Bilge Ceylan

Avec Muhammed Uzuner, Yilmaz Erdogan, Taner Birsel
Turc/Bosnien – 2011 – 2h37 – VOST

Au cœur des steppes d’Anatolie, un meurtrier tente de guider une équipe de policiers vers l’endroit où il a enterré le corps de sa victime. Au cours de ce périple, une série d’indices sur ce qui s’est vraiment passé fait progressivement surface.

« Grand prix à Cannes, le cinéaste turc (Nuri Bilge Ceylan) métamorphose un fait divers horrible en somptueuse errance. » - Libération

« Avec « Il était une fois en Anatolie », le cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan est définitivement entré dans la cour des grands réalisateurs du monde. » - L’Humanité

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Le Club des Perdants (Kaybedenler Kulübü)
De Tolga Örnek

Avec Nejat Isler, Yigit Özsener et Ahu Türkpençe
Turquie – 2011 – 1h50 – VOST

La Turquie à la fin des années 1990 : la radio nationale gouvernementale perd son monopole, de nouvelles stations privées sont mises à l’antenne. Les deux amis Kaan et Mete ont leur propre émission : des « bavardages entre potes » très ouverts diffusés à une heure tardive, abordant des sujets comme l’amour, la solitude et l’éjaculation précoce. Le concept enjoué fonctionne, bien que les deux animateurs soient plutôt des êtres solitaires : ils n’arrivent pas à dépasser les aventures d’une nuit. Le succès de leur émission changera-t-il la donne ?

Un film surprenant, dynamique et formidablement impertinent. A voir absolument.

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Le Fils (Ogül)
De Atilla Cengiz

Avec Riza Akin, Nurinisa Yildirim, Enes Atis
Turquie – 2011 – 1h50 – VOST

Soner un jeune de 18 ans originaire de la Mer noire n’a qu’une idée en tête, retrouver sa bien-aimée, travailleuse saisonnière rencontrer au hasard d’un été. Celle-ci habite dans le sud-est Anatolien. Durant le voyage de Soner, tout le monde croit qu’il part effectuer son service militaire. Lors d’un contrôle d’identité aucun papier officiel ne prouve ces dires. Il avoue donc aller rejoindre sa bien-aimée mais sera fortement prié par les autorités militaires de retourner chez lui. Dès lors la vie de Soner va se télescoper avec les déchirements et affrontements que vivent les populations d’origines Kurdes tiraillées entre l’action des séparatistes et celle des forces de l’ordre.

Un très beau film, grave et bouleversant.

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La Pension Bleue (Mavi Pansyon)
De Nezih Unen

Avec Fadik Sevin Atasoyn Özlem Tekin et Yunus Güner
Turquie – 2011 – 1 h 37 – VOST

Une très belle pension sur les bords de la Mer Egée, dans la région de Bodrum. Cette pension va être, dans la chaleur d’un bel été, le croisement de 3 vies en mal d’amour. Ahmet qui tente de se remettre d’une histoire d’amour brisée et deux amies, deux belles femmes à la personnalité très différentes, Esra et Bahar.

Pour ces trois personnages et les autres résidents de la Pension Bleue, une intéressante aventure d’éducation sentimentale va commencer.

Un film intéressant à découvrir rapidement.

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Le Labyrinthe (Labirent)
De Tolga Örnek

Avec Meltem Cumbul, Timuçin Esen, Sarp Akkaya
Turquie – 2011

Un film passionnant qui parle de terrorisme et de contre-terrorisme. Istanbul est la cible d’attentats revendiqués par un réseau islamiste radical qui vont déclencher un incroyable jeu d’intrigues et de poursuites enter terrorisme, service de renseignement et service de sécurité. Un jeu impitoyable et mortel dans lequel chaque côté essaye de manipuler et d’instrumentaliser l’autre. Avec beaucoup d’intelligence, ce film met en lumière toutes les contraintes et les pressions qui s’exercent sur la Turquie en raison de sa position géostratégique.

A voir absolument.

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Printemps/Automne (Ilk Bahar Son Bahar)
De Yavuz Özkan

Avec Göksun Çam, Alpay İzbırak, Yigit Sertdemir
Turquie – 2009 – 1 h 40 – VOST

Un réalisateur de la génération 68 mécontent des dérèglement du monde, décide de changer la vie. Pour cela il hypothèque tous ses biens, pour réunir un groupe de jeunes gens pour tourner un film dont l’objectif final est d’inventer une nouvelle esthétique, une nouvelle éthique une nouvelle façon d’organiser l’économie et la société. Les premiers mots du réalisateur aux jeunes réunis pour participer au film. “Si vous n’avez pas une histoire qui vous est propre, vous serez condamnés à faire de la figuration dans les histoires écrites par d’autres”. Un parti pris audacieux qui s’inscrit en écho à la phrase de Brecht “Il y’a ceux qui vivent et ceux qui sont vécus”

A voir, sans hésiter.

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L’amour à Istanbul (Istanbul’da ask)
De Yavuz Ozkan

Turquie – 2010 - 1 h 04 – VOST

Un beau documentaire pour interroger les amours célèbre et non connus dont Istanbul a été le berceau comme par exemple les amours de Justinien et Théodora ou, de Soliman le Magnifique et Roxane et de beaucoup d’autres. Amours qui ont contribué tout au long de l’histoire à faire ce cette ville fascinante une ville à nulle autre pareille. Sans l’amour entre Justinien et Théodora la merveille qu’est Sainte Sophie aurait-elle était possible ?

Un fantastique voyage dans une ville si particulière.

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Chambrée N°72 (72nci Kögus)
De Murat Saraçoglu

Avec Yavuz Bingöl, Hülya Avsar, Kerem Alisik
Turquie – 2010 - 1h37 - VOST

Le film est l’adaptation d’une nouvelle du grand écrivain Orban Kemal. L’action se déroule dans une prison de la Turquie de 1940. Epoque particulièrement difficile et critique pour le pays. Le film décrit l’univers des paysages humains de la chambrée n°72 avec leur cortège de souffrances subies et provoquées, d’espoirs, de désespoirs, de générosités et de bassesses. La chambrée n°72 est en définitive un condensé de la condition humaine saisie dans ses contradictions les plus extrêmes.

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Mes insomnies de la pleine lune (Aybüyürken uyuyaman)
De Serif Goren,

Avec Ayça Bingöl, Hazal Kaya, Firat Celik
Turquie – 2011 – 1 h 50 - VOST

Avec ce film Serif Goren le réalisateur de Yol, signe son retour à la réalisation en nous proposant cette magnifique adaptation d’un très beau roman de l’écrivain Necati Cumali. Sur les bords de la mer Egée, une petite bourgade qui est d’apparence calme et paisible. Dans la bourgade cependant, tous les désirs frustrés que suscitent une mère et ses deux filles à leur corps défendant. La lutte de ces trois femmes fortes mais victimes d’une tartufferie collective et d’un ordre moral hypocrite pour échapper à cette pression hystérique. Le film trouve le portrait d’une microsociété qui développe d’une manière déséquilibrée des comportements se revendiquant de la morale mais en même temps en totale opposition avec cette morale.

Serif Goren nous propose un regard provocateur et terriblement clairvoyant sur le statut de la femme, de l’homme, la sexualité, la psychologie et une certaine utilisation dévoyé de la religion, de l’honneur et de la morale.

Un film décapant à ne pas manquer.

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Ombres et visages (Suretler ve Gölgeler)
De Dervis Zaim

Avec Osman Alkas, Hazar Erguçlu, Settar Tanriogen
Turquie – 2010 – 1 h 51 - VOST

Au début du conflit entre Turcs et Grecs à Chypre en 1963, une jeune fille est séparée de son père, un maître du théâtre d’ombres Karagöz. Comment un homme peut-il protéger sa famille sans avoir recours au crime, au milieu d’une violence innommable. Avec le déchainement des haines nationalistes la tension entre Grecs et Turcs tournent à l’affrontement intercommunautaire qui inévitablement est aux désavantages de la minorité d’origine Turque.

Dans ce contexte, comment un homme peut-il protéger sa famille sans céder à la violence criminelle. C’est la problématique de ce film qui par ailleurs interroge toutes les nuances de l’art Karagöz en les confrontant aux pièges et violences de l’Histoire.

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Cinéma et Société

Génération 4 : le retour de la religion ( 4 Nesil : dinin dönüsü)
De Can Dündar

Turquie – 50mn – VOST

Dans un pays ou depuis les débuts de l’empire Ottoman, celle-ci a imprégné la vie individuelle et collective de la société. Cela était particulièrement vrai dans l’exercice du pouvoir mais aussi dans le déclenchement de révoltes. Il n’y avait pas cependant deux volets de cette même religion dans l’empire ; une religion officielle, celle du pouvoir et la religion populaire, celle des confréries religieuses. Avec la proclamation de la République il y’a eu un recul de la visibilité de cette religion, ce qui ne signifie pas sa disparition.

Le cinéaste journaliste Can Dündar nous présente ici les différents aspects d’un retour de la présence politique de la religion à partir du début des années 80.

Un documentaire passionnant et particulièrement instructif. A voir et à revoir.

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Le Souffle (Nefes)
de Levent Semerci

avec Akan Atakan, Baris Aydin, Baris Bagci
Turquie – 2009 - 2h07 - VOST
Turquie-2009-2h07-VOST

« Le Souffle » est l’histoire du Général Commandant Tugay et de ses 40 soldats affectés en poste dans le Sud-est de la Turquie, à la frontière Irakienne et qui sont en charge de protéger le commissariat de Karabal. Ils vivent dans une zone sinistrée, avec le risque d’être confrontés à tout instant à des attentats terroristes. Ces jeunes soldats se doivent d’être au guet lors de ces missions importantes. Ils n’oublient pas leurs vies qu’ils ont laissées à l’autre bout du pays avec leurs problèmes, leurs malheurs et leurs bonheurs. Celui qui est originaire de la ville de Hatay, de Samsun, de Sivas, d’Istanbul, d’Erzurum ; Vous n’avez pas le droit de dormir, de manger, vous devez combattre !

Mais vous ne devez pas rendre tristes vos mères, vous ne devez pas perdre vos emplois et vos économies. Vous devez vous battre ici et pour votre patrie et pour votre famille, vous ne devez pas mourir ! « Le Souffle est un film objectif et sans à priori qui nous permet de voir d’une part les histoires personnelles et collectives vécues par ces soldats, et d’autre part la terrible situation humaine et militaire actuelle dans le Sud-est de la Turquie. Les spectateurs vont se retrouver sans “souffle” en visionnant les scènes d’affrontement et en écoutant les dialogues étonnants. Mais sans oublier le côté humain réel et très présent de ces personnages… »

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Goodbye Tomorrow – Au revoir demain (Hosçakal Yarin)
De Reis Celik

Avec Berhan Şimşek, Tuncel Kurtiz
Turquie – 1998 – 1h40 - VOST

« Au revoir demain » est un film qui se fonde sur une histoire vraie. Lors de la destruction d’une maison dans un quartier de bidonville, on voit sur l’un des murs intérieurs un dessin de Deniz Gezmis, un des chefs du mouvement étudiant en 1968. Le maire, qui à l’époque ayant fait partie de ce mouvement, voyant ce dessin, demande à ce que l’on ne détruise pas ce mur. Il commence à discuter avec le propriétaire et ils se souviennent des évènements de l’époque.

En Mars 1971, le pouvoir est détenu par l’armée. Deniz et son ami Yusuf sont recherchés par la police. En voulant rejoindre leurs camarades qui se cachent dans une région montagneuse, leur moto tombe en panne dans un village et ils décident de louer une camionnette pour continuer leur chemin. Mais un gardien municipal les arrête pour leur demander leurs papiers, puis il veut les emmener au commissariat et ainsi commence une course poursuite ponctuée de coups de feu. Yusuf est blessé, Deniz prend quelqu’un en otage et essaye de fuir mais en route il est rattrapé par des villageois. D’autres camarades ont aussi été arrêtés. Ils seront jugés au tribunal militaire. Malgré les efforts des avocats, la sentence sera la peine de mort. Des campagnes commencent pour empêcher leur exécution mais les trois jeunes ne doutent plus de leur fin. Ils commencent à écrire leurs lettres d’adieu à leurs familles… Ils seront pendus le 6 Mai 1972.

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De l’autre côté
De Fatih Akin

Avec Nurgül Yesilcay, Baki Davrak, Tuncel Kurtiz
Turquie – 2007 – 2 H 02 - VOST

Malgré les réticences de son fils Nejat, Ali, veuf, décide de vivre avec Yeter, une prostituée d’origine turque comme lui. Mais Nejat, jeune prof d’allemand, se prend d’affection pour Yeter lorsqu’il comprend qu’elle envoie son argent à sa fille en Turquie, pour lui payer des études. La mort accidentelle de Yeter éloigne durablement le père de son fils. Nejat se rend à Istanbul dans l’espoir de retrouver la trace d’Ayten, la fille de Yeter.

A Hambourg, Ayten sympathise avec Lotte, une étudiante allemande aussitôt séduite par le charme et l’engagement politique de la jeune Turque. Lotte propose même à Ayten de l’héberger chez elle, malgré les réticences de sa mère, Susanne. Arrêtée et placée en détention, Ayten est finalement reconduite à la frontière puis incarcérée en Turquie. Sur un coup de tête, Lotte décide de tout abandonner et de se rendre en Turquie.

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